samedi 3 février 2018

Vie onirique

Il y a ces matins où en faisant mon lit, j'ai déjà hâte de m'endormir le soir. Non pas que je sois spécialement fatiguée, que la journée qui s'annonce soit particulièrement déplaisante ou que je sois désabusée par le monde - oui, ça m'arrive aussi de vouloir me recoucher pour ces raisons. Non, il y a ces matins où l'envie d'aller dormir est simplement aussi attrayante que de continuer un bon bouquin. Je fais partie de ces personnes qui se rappellent très régulièrement de leurs rêves, agréables ou désagréables, qui ont cette tendance à transférer dans leurs songes ce qui s'est passé dans la journée/dans les jours précédents, mais aussi très souvent qui font des rêves à tiroirs avec de multiples péripéties, ce genre de rêves dont on aimerait parfois avoir la version littéraire ou cinématographique. Et même lorsque je ne me rappelle que de détails précis mais succincts, il y a des fois où l'intensité est toujours présente au réveil, où elle me suit toute la journée et où je ne peux m'empêcher de souhaiter me recoucher juste pour revivre une histoire de la même force. Forcément, en général, ça ne se passe pas comme ça et la nuit suivante est juste fade.

Janvier fut particulièrement riche en rêves mémorables et intenses. Est-ce-que c'est parce que j'ai été très angoissée ? Je me pose la question, car de la première quinzaine, lorsque j'étais plutôt enthousiaste, motivée et confiante, je ne me souviens de pas grand chose. Deux, trois, trucs rigolos, mais à part peut-être un rêve, aucun n'est resté marquant. En revanche, la seconde quinzaine fut très, très intense. Au-delà des rêves de catastrophes naturelles et de fin du monde (la constante de ma vie onirique), ça a beaucoup tourné autour de missions et de quêtes. Et pour le coup, il y a même eu une semaine (du vendredi 19 Janvier, jour de mon arrivée à Paris, au vendredi 26, jour de mon retour en Bretagne occidentale) où chaque matin j'avais ce moment de flottement, où chaque jour il y avait un moment dans la journée où j'avais un doute sur un détail (c'était en vrai ou dans mon rêve ça ?). Ça correspond à une période émotionnellement plus compliquée à gérer. Je me demande donc si je n'évacue pas toute ma frustration dans mes rêves. Ce qui serait une idée tout à fait plausible.

En attendant, à cause de Sense 8 que je me regarde depuis quelques soirées, j'ai fait un rêve où je me méfiais de tout le monde et où la peur qu'une personne vienne me tuer me faisait douter jusqu'à mes proches et mes invités. Le pire c'est que j'ai vécu cette expérience comme quelque chose d'à la fois horrible et palpitant. Ma vie (réélle) doit définitivement manquer de piquant.

maxpixel

Notes:

| Hormis ces rêves où je déambule dans des villes inventées à l'architecture très particulière (ce pont en bois sculpté et peint d'il y a une dizaine d'années, cette église immense en bord de mer d'il y a quelques mois et cette ville que je revisite régulièrement depuis 5 ans) la seule image parfaitement nette que je garde en tête et que je pourrais redessiner si j'avais la capacité graphique adéquate, c'est ce superman qui quitte le ferry dont j'ai rêvé il y a presque deux ans.|

| Oh, et toutes ces fois où, moment horrible, lorsque tu te réveilles tu t'aperçois que ce super film/ce génial livre/cette sublime robe/cette merveille architecturale, n'existe que dans tes songes.|

Posté par ElanorLaBelle à 06:55 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0] - Permalien [#]
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