Confidences autour d'un thé... (ou d'un café)



mardi 21 novembre 2017

Quelques jours vers l'est

 A la fin des études de ma soeur à Metz, nous nous sommes aperçue que le théâtre de cette ville (aujourd'hui l'Opéra-théâtre) était le plus vieux encore en activité en France. Nous n'avions pas eu l'occasion d'y aller alors et nous nous étions promis d'y retourner, "en fratrie", rien que pour ça. L'année dernière, nous avions pris la décision d'y aller en fin d'année 2017. J'ai donc regardé à quel moment il y avait des représentations qui se calaient avec nos dates de disponibilités respectives, et j'ai réservé pour "Don Pasquale" ce vendredi 17. Quitte à aller à l'autre bout de la France, et vu que j'ai découvert que ma carte week-end (inaugurée et rentabilisée grâce à ce voyage d'ailleurs) permettait de faire un aller-retour pas forcément avec les mêmes gares de départ/arrivée*, j'ai décidé d'ajouter Nancy à notre week-end et tant qu'à rentabiliser encore mieux, plutôt que de passer notre journée de retour dans les transports, autant partir plus tôt et s'arrêter à Paris. Trois jours, trois lieux donc.

Metz


Passer près du second appartement de ma soeur puis du premier, celui où j'ai habité avec elle un mois - et où on a élevé un chaton trouvé dans la rue en le nourrissant de spaghetti à la sauce tomate et au parmesan et de restes de fromage blanc.

Retourner dans cette pizzeria qui s'est agrandie et qui fut le théâtre de grands fou-rires il y a quelques années - rire à nouveau et être (très) bien servis en vin ("Vous travaillez ensuite ?" "Non" "Oh et bien on peut y aller alors! Allez, on vide la bouteille, on fait la noce")

Déposer nos affaires à l'hôtel puis marcher jusqu'à l'Opéra via le Jardin Botanique puis longer le canal de Jouy et la Moselle. Visiter la cathédrale, admirer la beauté des vitraux et la majestuosité des lieux, se balader dans la ville puis se rendre à la fripperie Le Bardak et trouver une robe aux accents 60s. Faire un saut au Flying Tiger (et être déçue de la collection Noël) puis retrouver des amies de ma soeur dans un pub, boire un demi de Guinness (les bières de noël, très peu pour moi), papoter, puis partir pour l'Opéra-théâtre.

En attendant le début de Don Pasquale regarder le public du haut du deuxième balcon, puis arrêter son regard sur l'orchestre. Savourer cette ambiance qui m'avait manquée, trouver que l'ensemble manque de force et d'émotions, mais apprécier tout de même certains interprètes et valider les choix esthétiques, donc dans l'ensemble passer un bon moment. Rentrer en passant dans les rues déjà illuminées par des décorations de fin d'année (!)

Le long de l'eau

Le long de l'eau

Jardin Botanique Pont

Gare de Metz Marché de Noel Cathédrale - de nuit

Cathédrale (1) Cathédrale (2)

 

Nancy


Il fait très, très frais, j'ai eu raison d'apporter mes mitaines. Arriver à la gare, se diriger grâce aux souvenirs (j'ai travaillé dans cette ville en 2013) et rejoindre l'hôtel pour déposer nos affaires. Partir pour la place Stanislas afin de récupérer un plan de la ville. Les souvenirs c'est bien, mais une carte serait encore plus efficace. Marcher dans le parc de la pépinière, admirer ce beau hêtre pourpre et être attristée de savoir qu'il est malade. Se promener dans la vieille ville, passer près du palais ducal, de la porte de la Craffe puis partir vers le musée de l'Ecole de Nancy.

Payer plus que ce que j'aurais du à cause d'une erreur de la personne de l'accueil, qui se confond en excuses, me mettre facilement à sa place car ça m'est déjà arrivé et finir par partir avec un livre et des marques pages. Trouver qu'ils sont beaucoup d'employés pour un si petit espace, nous amuser avec mon frère et ma soeur à deviner quel vase nous correspond - et on se rejoint sur les choix quasiment à chaque fois (!) Se dire que définitivement je ne pourrais pas vivre dans un intérieur complètement thématique, même si le mobilier individuellement est merveilleusement beau. Faire un tour dans le jardin et se diriger à nouveau vers la place Stanislas.

Entrer dans le musée des Beaux-arts aux lustres très photogéniques, saluer la scénographie sobre mais chaleureuse et cette ambiance qui tranche avec celle de la plupart des musées d'art, prendre des photos mémorables, commencer à m'animer en arrivant dans les salles dix-neuvième siècle (Emile Friant ), revoir le Soir d'automne en forêt (Ille et Vilaine) de Henri Zuber et le trouver toujours aussi beau, remplir mon carnet de nouvelles références picturales, ne pas nous attarder sur la partie contemporaine mais faire un tour dans le sous-sol rempli de créations Daum. Au sortir, avoir une grande envie de sucré et s'arrêter Aux Merveilleux de Fred. Choisir un merveilleux - alors que je n'aime pas la meringue, et trouver ça délicieux. Attendre une amie de ma soeur dans un froid glacial et pour se réchauffer faire un tour dans la ville de nuit. Tenter de capturer les lumières en photo, passer devant une petite librairie où il y a une projection, repérer des restaurants qui ont l'air sympa, admirer l'architecture; il faut définitivement que je revienne quelques jours (plus ?) à Nancy. Boire un verre dans un café hors de prix place Stanislas avec une autre amie de ma soeur, y rester deux bonnes heures, puis rentrer à l'hôtel.

Place Stanislas (1)

Place Stanislas (3)

 Place Stanislas Musée de l'Ecole de Nancy

Stanislas Vieille ville Vieille ville Porte de la Craffe

Musée des Beaux-Arts

Vieille ville Hêtre Pourpre Musée des Beaux-Arts Fontaine de nuit

Place Stanislas - Nuit Place Stanislas - Nuit

Sur les quais au petit matin

Versailles - Paris


Reprendre ce TGV presque luxueux pour rejoindre la capitale (sans rire, y'a la wifi à bord et les sièges sont à l'aise) et filer à Versailles. La file d'attente est humaine et on entre à l'intérieur en moins de quinze minutes. En revanche, c'est dimanche et c'est donc plus rempli que l'année dernière à la même époque. Passer rapidement les salles où il y a le plus de monde, visiter cette exposition temporaire très intéressante Les Visiteurs de Versailles 1682-1789 (et totalement vide de monde), s'offrir** les statues de personnages connus, être happés par la foule et se retrouver au dehors sans avoir vu les appartements de Mesdames.

Dans les jardins, se balader dans les bosquets et tomber sur les oeuvres de quelqu'un de notre passé, discuter avec un vieux monsieur à la table d'un café, se balader dans le domaine de Trianon, retrouver avec plaisir le Hameau de la Reine (plus peuplé que l'année dernière - bis) puis remonter vers le château pour ensuite récupérer un train pour rentrer sur Paris ET aller au Petit Palais voir l'exposition Anders Zorn que je n'aurais pas pu visiter sinon (elle se termine en décembre). Courte mais sublime - ces tableaux à l'aquarelle...  Le catalogue était en rupture mais ouf! on peut le commander en ligne. Je confirme, j'aime beaucoup le Petit Palais. Petite déception, je n'ai pas eu le temps d'aller voir les oeuvres de l'homme de ma vie mort il y a plus de 110 ans. Retour à Montparnasse à pied, un regard vers la Tour Eiffel illuminée.

Jardins Versailles Jardins Versailles

Jardins Versailles Jardins Versailles

Jardins Versailles

Jardins Versailles (2) Jardins Versailles (3)


* Ce n'est que sur certaines zones, mais par exemple dans l'Est, Nancy et Metz sont comptées comme une même gare, car dans la même aire géographique. Information que je me garde sous le coude car dans le sud, Nîmes/Montpellier c'est pareil, et Marseille/Avignon/Aix, aussi.

** Oui, on a un jeu depuis des années, on se "donne" des gens, dans la rue le plus souvent, mais aussi dans les films ou les tableaux. Le but étant d'offrir à l'autre les personnes qu'on a le moins envie d'avoir dans notre collection - en général ceux et celles qui paraissent les moins sympathiques, ou alors au contraire des personnes mémorables - en général au look improbable ou vraiment très exubérantes.


vendredi 17 novembre 2017

Dix ans

J'espérais que ça n'arrive pas mais on y est: ce blog a dix ans et n'a jamais été aussi peu fréquenté par moi (et en conséquence par vous). J'en ai parlé à plusieurs reprises, je n'arrive pas à reprendre la main sur cet espace, à le faire à nouveau mien. J'ai tenté de le mettre à jour au mieux, histoire qu'il ait des habits corrects pour sa décennie d'existence. Mais c'est là encore c'est pas top-top.

Cette histoire dure depuis une bonne année et demie (voir deux ans). J'ai d'abord blâmé le fait d'avoir changé de rythme de vie, puis celui de ne plus avoir d'ordinateur. En y réfléchissant de plus près, je pense qu'on peut définitivement y ajouter le fait d'utiliser davantage instagram (pour l'aspect "quotidien", quelques photos sont souvent plus simples et tout aussi efficaces qu'un long billet - vu que j'ai définitivement du mal à faire court), mais aussi que j'ai commencé bien trop de choses sans les avoir terminées (le problème lorsqu'on a tendance à procrastiner c'est que les éléments s'entassent. Et lorsqu'on a un esprit très méthodique qui aime classer et ranger, ça pose vite un problème et on peine à commencer autre chose sans que tout soit bien trié). Enfin, même si j'ai du mal à évaluer son poids, il y a la variable contenu. Sans être dans une introspection permanente, les expériences du quotidien (ou du moins quotidien) ont toujours été un carburant pour moi. Si j'ai toujours des choses qui s'inscrivent sur mes carnets, dans mon esprit ou sur mon téléphone j'ai beaucoup plus de mal à les faire passer le stade d'idées brouillonnes à un billet plus construit. Flemme ? Lassitude ? Manque d'intérêt quant à l'écrire sur le net ? Est-ce-que je ne tourne pas en rond finalement ? Je voudrais revenir sur un espace plus fourre-tout, mais est-ce-que je ne recycle pas les mêmes choses depuis des années ?

jeff moore

J'ai pas envie de faire un vrai bilan de ces dix ans, mais c'est quand même rigolo de se dire que lorsque j'ai créé ce blog, j'habitais à Rennes en collocation avec Mamzelle'M et que depuis le début de ce mois je suis à nouveau en collocation (éphémère) avec la même. Entre temps j'ai,

✿ Fini mes études en histoire de l'art (commencé et terminé celles en histoire des femmes et du genre),

✿ Travaillé 13 mois cumulés dans le même endroit,

✿ Vécu dans 6 villes différentes (et eu des collocs bizarres, des sympa et des lourdingues - et j'ai même eu un studio seule),

✿ Visité un peu de l'Europe (il y a dix ans, c'était mon gros objectif. Et aujourd'hui, Prague à détrôné Londres, alors qu'il y a dix ans, je n'avais visité aucune des deux),

✿ Redécouvert le plaisir de vivre à la campagne

✿ Fini par lire Outlander (alors qu'il y a dix ans, ça ne me tentait étrangement pas du tout et que je refusais d'emprunter ces bouquins à la bibliothèque),

✿ Rencontré pleins de pseudo en IRL (et c'est quelque chose que j'adore),

✿ Plus autant d'enthousiasme pour les longs voyages (mon corps vieilli),

✿ Affirmé mes centres d'intérêts et en ai découvert d'autres: le dix-neuvième siècle, les archives, les femmes dans l'histoire culturelle, scientifique et sociale, le dix-huitième siècle, l'architecture de la Belle époque, les costumes traditionnels, les langues celtes, (...)

✿ Commencé à boire du café, appris à manger des légumes et des légumineuses (et je me demande comment je faisais avant - les haricots rouges à la sauce tomate ? Les cappuccino ? Les raclettes de potimarron ? etc.)

Je voulais un truc un peu plus original pour marquer le coup, mais faute d'idées le concours des dix ans (oui parce que bon, même si le blog est à la ramasse, je tiens à mon concours des dix ans) va reprendre ce principe. Pour participer, dites moi dix choses qui font que la personne que vous étiez en 2007 n'est pas tout à fait la même que celle que vous êtes aujourd'hui. Bien entendu, ça peut être des évènements marquants de votre vie, comme des choses plus anecdotiques. Je tirerai au sort le gagnant d'un petit paquet surprise parmi les commentaires des participants déposés avant le 01 décembre minuit. Et comme toujours, prendre part sans participer au tirage au sort, c'est possible :)

Posté par ElanorLaBelle à 08:04 AM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [12]
Tags : , , ,

mercredi 15 novembre 2017

Le moment où les âges se mêlent

Lorsque j'ai eu vingt-neuf ans ma première pensée a été pour ses vingt-huit, mal-aimés dès le départ, que je quittais. Ma seconde a été de penser aux trente. 30. Un joli nombre et le début d'une décennie qui a toujours été synonyme pour moi de belles promesses. Trente ans, c'est pas très beau écrit en lettres (ça me fait trop penser au Concile de Trente)(juste de nom, parce que c'est une période qui ne m'a jamais vraiment beaucoup intéressée et du coup je l'ai mémorisé car j'ai tenté par tous les moyens de le faire – j'en avais besoin un temps de ce Concile de Trente – d'ailleurs j'ai dû savoir l'année aussi à un moment donné)(je fais une belle historienne tiens!) mais j'en ai tellement parlé, ON en parle tellement, que ce nombre m'est devenu familier, élégant même. La trentaine, je l'ai toujours vu positive, lumineuse, enrichissante, inspirante, en un mot réjouissante. La trentaine, c'est le souvenir de moi petite qui regardait des adultes de 30+ qui riaient dans cette pièce baignée par la lumière du soleil.

Donc forcément, sans que je ne demande rien, j'ai commencé involontairement à me foutre une petite pression. A me dire que je n'ai pas suffisamment pris de risques durant ma vingtaine, que j'ai tellement de choses que j'aimerais faire que ça serait bien que j'en coche quelques unes histoire de ne pas me retrouver avec une liste énorme, que ma vie est devenue calme trop vite et que ça n'était pas le plan. Tout naturellement, tout doucement, j'ai commencé à repenser à ce que je souhaitais au début de ma vingtaine, à comment j'imaginais les choses.

Wonderstruck

Wonderstruck (2017) de Todd Haynes

Dans ma tête, c'était assez classique : la vingtaine je l'employais à tester, à découvrir, à aller hors de moi (et à vivre en ville). Bref, à papillonner. La trentaine, c'était la consolidation et l'affirmation de ce que je pensais trouver dans la vingtaine (et je partais vivre à la campagne. Avec mon amoureux et peut-être même un/des enfants). Alors bon, ça ne s'est pas vraiment passé comme ça. Le début, oui, ça se rapprochait de ma vision fantasmée d'un jeune adulte (aller vers l'autre, sortir, s'amuser, voyager, avoir des petits jobs), et puis mon moi de base, la version posée, introvertie et pas très « in » a pris le dessus. Je me suis lovée dans mon cocon et dans une routine faite d'actions sans implications.

Et sans que je ne m'en rende vraiment compte, me revoilà au point où ma vision fantasmée frappe à la porte. Où je retrouve l'enthousiasme d'aller au-delà de moi, l'envie de faire de nouvelles expériences. J'ai tendance à retrouver non pas mes vingt ans (ce serait complètement bête) mais mes espérances d'alors, avec ce petit twist résultant du fait qu'entre temps des choses se sont passées. Car il faut avouer que cet enthousiasme a un peu changé en dix ans. Il est devenu un poil plus fourbe. Entre temps j'ai vécu l'exaltation de découvrir l'ailleurs, de bosser sur un projet qui me plaît, d'espérer un changement... et de revenir (presque) au point de départ. Avec de nouvelles pièces de mon moi, des souvenirs, mais toujours ces mêmes questions existentielles. Disons que mon enthousiasme, s'il est aussi vivace, est plus nuancé et prend en compte le fait que, peut-être, je peux vivre des expériences qui changeront ma vie durablement et concrètement, mais qu'elles peuvent tout aussi bien être juste de nouvelles petites pierres à ajouter à (l'interminable) construction de soi. Ce qui est déjà pas mal on est d'accord. Reste que ça fait peur et que cette peur est mon frein principal.

Bon mais concrètement, me retrouver dans cet état d'esprit, c'est surtout revenir par la case choix. Comme lorsque au début de ma licence 3, je me suis demandée qu'est-ce-que j'allais faire après. J'ai commencé à faire un dossier pour étudier un an au Canada, qui s'est avéré être assez compliqué à faire – et en plus il y avait des grèves ce qui n'aidait pas. J'ai fait une demande pour faire une L2 d'Histoire après l'obtention de ma licence d'Histoire de l'art dans l'objectif de partir en Irlande en L3. J'ai évoqué la Suède, que j'ai mis de coté lorsqu'on m'a dit que les étudiants faisant suédois étaient privilégiés. En parallèle, j'ai cherché les master d'Histoire qui me permettaient d'aller étudier à l'étranger. En bref, j'ai du choisir. La suite vous la connaissez. 

En début de mois j'ai eu l'expérience de ce moment où tu t'aperçois que tu ne sais pas quelle est ta place, mais que tu en es presque contente - presque parce que tu as peur que ça puisse créer des fossés. Que tu mets (provisoirement ?) de coté cette angoisse du "les autres s'installent, sont en couple/ont des enfants/trouvent un job, mais pas moi" parce que tout ce que tu veux, là, maintenant, c'est en avoir pleins les yeux, les oreilles, le coeur, le corps quoi.

La question reste: mais là, maintenant, qu'est-ce-que je choisis de faire ? (la question qui va occuper tout mon automne et qui, je l'espère, trouvera une réponse d'ici la fin de l'année)

(des idées ? ;)

lundi 13 novembre 2017

Les charmants / Octobre 2017

Octobre

(sans ordre de préférence)

octobre

Comme au printemps, passer son temps à regarder vers le ciel. Si les couleurs sont moins saisissantes que l'année dernière, voir les arbres perdre leurs feuilles petit à petit est tout aussi fascinant - autant en tout cas que le moment de l'année où ces mêmes feuilles naissent. En plus, ces branches, sur lesquelles restent encore parfois quelques feuilles, se détachent merveilleusement sur ces ciels pastels de fin/début de journée. Un plaisir pour les yeux et le coeur.

Manger. Le gâteau d'anniversaire de mon frère, un chef d'oeuvre qui pourtant nous faisait à tous très peur (c'est un monstre calorique au nutella. Mais un monstre délicieux). Les charlottes de saison, soit des boudoirs + du fromage blanc nature + des poires + un coulis au chocolat = simple, délicieux et juste bon sans être écoeurant. Enfin, les raclettes d'automne. Un jour de début octobre, j'ai voulu manger une raclette. Cela fait plusieurs années que nos soirées raclettes sont végétariennes et on remplace la charcuterie par des champignons. Sauf qu'on n'avait pas de champignons mais une tonne de potimarron (oui, depuis que je suis devenue une fan absolue, arrive l'automne et j'en achète des kg par semaine. En même temps, j'ai découvert la dégustation de ce légume avec la peau, ce qui en fait le truc le plus simple du monde à préparer pour peu que l'on ait un bon couteau pour le couper en morceau. Zou! au cuit vapeur et c'est parti. Et les utilisations sont quasi infinies, du salé au sucré. A l'heure où j'écris ces lignes je viens de manger un risotto de potimarron)(oui, ça devient un peu une fixette) Bref, la raclette fromage + potimarron + châtaignes + pommes de terres, c'est absolument dé-li-cieux! (donc en gros depuis un bon mois j'en ai mangé 4 ou 5 fois)(idem pour la charlotte à la poire soit dit en passant)

La soirée Pilgrimage avec mon frère. La veille lorsqu'il est venu me dire à 23h30 qu'il comptait regarder un film qui semblait un peu pourri avec Tom Holland et Richard Armitage (♥ ) je lui ai dit qu'il fallait absolument qu'on le voit ensemble. Comme j'étais crevée on a reporté ça au lendemain et on a décrêté que ça méritait le rétro-projecteur + des hamburgers/potatoes maison. Alors c'était effectivement un film très nul mais on a bien ri. Entre RA aka Raymond, qui parle français, Geraldus, le Daniel du Moyen-Age et la stupidité de certains personnages, c'était tordant. Long, mais tordant.

Voir un téléfilm allemand de M6 avec autant de plaisir que lorsque j'avais 16 ans. Depuis plusieurs années, la formule ne passait plus, je croyais que c'était terminé pour moi ce plaisir de regarder des romances où tu sais dès le départ ce qui va se passer, qui ne te semblent pas vraisemblables mais qui pourtant te font un baume au coeur quand même. Et bien j'avais tord, ça marche encore parfois. Ouf! J'ai beau être désillusionnée et pester contre le fait que la vie n'est pas du tout une comédie romantique, j'ai encore un peu de cette ado rêveuse en moi :)

Les journées qui raccourcissent et l'occasion offerte de voir des couchers et des levers de soleil merveilleux très régulièrement. J'ai failli le voir se lever sur la mer lors de ma traversée en ferry mais le ciel était trop chargé (et au retour, qui coïncidait avec le coucher, il pleuvait).

Me lancer dans Inktober. S'exercer, sortir des dessins qui me conviennent (et d'autres pas du tout). L'exercice m'a poussé à être plus indulgente, me redonne espoir qu'un jour je pourrais peut-être reproduire ce que je vois et m'a appris que j'étais satisfaite lorsque j'éprouvais de l'affection pour mon dessin, peu importe sa qualité technique. J'ai aussi découvert un papier à la tonalité et à l'épaisseur parfaite, que j'étais capable de faire quelque chose de soigné, que dessiner avec une plume c'est étrangement plus facile qu'avec un stylo et que l'aquarelle et moi on est à nouveau en froid. Présentement, alors que je n'ai toujours pas fini la totalité des dessins, j'oscille entre mécontentement chronique et obstination optimiste quant à l'utilisation des encres et de mes plumes.

L'escapade à Jersey. On a failli ne pas pouvoir la faire cette escapade automnale à Jersey! Avec Ophelia qui se baladait dans l'atlantique les jours précédents notre traversée, notre voyage a été incertain jusqu'au dernier moment. On a même du l'écourter, notre ferry du retour ayant été avancé de deux heures. Une demie-journée plus qu'une journée donc, mais à nouveau un très bon moment sur cette île.

Me décider enfin à lire cette lettre de la moi de 28 à celle de 29

[...] tu imaginais des choses, tu en imagines d'autres. Beaucoup ne se réaliseront pas, mais d'autres prendront leur place, superbes, impromptues, géniales. Et certaines arriveront à terme, s'exploseront à ton visage en mille couleurs alors que tu n'y croyais plus (tu sais, comme l'histoire des trucs que l'on trouve lorsqu'on ne les cherche pas). Avance, garde de la conviction, essaye d'aimer de toute ton âme, d'apprécier la vie sans compter le temps qui passe. Chaque évènement arrive pour une raison et en son temps. Tu as des regrets, j'en ai aussi. Mais pense toujours que le temps avance pour que tu vives de nouvelles belles choses. Oui, ce qui est passé tu ne le retrouveras jamais tel quel, mais tu peux (et vas!) vivre à nouveau de pareilles émotions [...] Joyeux anniversaire [...]

et me rendre compte que celle que je dois écrire cette année sera la dernière qui prendra place dans cette enveloppe "30" que j'ai commencé à remplir il y a quatre ans, alors que j'avais la tête dans les cartons à trier 25 ans de vie. Ne pas avoir envie de faire une nouvelle lettre cheer-up, ni de me pencher sur le passé, alors choisir qu'en guise de lettre cette année ce sera des post-it colorés lanceurs de questions. 

Les premiers forts coups de vent de l'année, le vent qui glace le corps et t'empêche même de marcher mais aussi et surtout ces vagues magistrales qui s'explosent au large.

Mais aussi, un emploi du temps allégé et donc à nouveau du temps libre, une soirée d'Halloween comme toujours basée sur du film horrifique nul, réussir à tenir une (mini) conversation en breton en m'apercevant que mon interlocuteur le parlait. Oui, il me manque toujours du vocabulaire (normal lorsqu'on ne parle pas une langue au quotidien) mais ouf! je ne crois pas que ça se soit vu (la honte sinon, vu que je suis censée être bilingue quand même); avec le passage de l'ouragan Ophelia, la remontée du sable du sahara et de la fumée des incendies ibériques nous a donné une journée à la luminosité digne d'un film de SF, découvrir que Julie Fowlis sort un nouvel album, avoir une activité agréable au travail (un inventaire ♥ ) et en finir enfin avec une activité ennuyeuse (plier en 3 des courriers, coller des étiquettes sur des enveloppes et assembler le tout. Plus de 900 fois)

✿✿✿

Et pour la touche réalité, parce qu'il y a aussi des moments où ça va moins bien: regarder The Edge of Seventeen et contrairement à la comédie romantique M6, en sortir vaguement déprimée en se disant que les comédies/drames adolescents ne passent plus vraiment avec leur message "l'adolescence c'est une période pas évidente mais ça finit par s'améliorer et on trouve sa voie". Je dois toujours être une adolescente paumée. Devoir faire un "détour" par Rennes pour récupérer une carte d'identité avant d'aller prendre le ferry. Soit se lever à 3h30 du matin et faire 3h de route au lieu de 1h50. Se couper les doigts avec l'activité ennuyeuse sus-mentionnée (le papier c'est dangereux), retrouver la boue dehors

Posté par ElanorLaBelle à 10:56 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [3]
Tags : , ,

lundi 6 novembre 2017

Dans mon jardin / Octobre 2017

L'automne est sans doute ma saison préférée (sans doute, car selon les années le printemps le double parfois dans le classement). Mon automne idéal, c'est celui où il ne pleut pas trop pour que les couleurs des feuilles restent vives plus longtemps et pour pouvoir faire des randonnées où ça crisse plutôt que ça glisse. Mon automne idéal, il est frais, voir froid, pour pouvoir mettre de la laine sur soi, sentir ses joues devenir roses lorsque l'on marche et rentrer au chaud boire un bon chocolat ou un cappuccino. L'année dernière, l'automne fut doux mais tellement merveilleux au niveau des couleurs - j'en rêve encore. Cette fois il est plus discret, les arbres sont moins prompt à pavaner et abandonnent plus facilement leur feuillage parfois à peine jauni. La boue est déjà là depuis quelques semaines, merci la pluie! En revanche, la fraîcheur s'installe pour de vrai. Pas juste ce faux-froid vicieux et désagréable lié au vent. Non, une vraie fraîcheur, celle que tu peux combattre en te couvrant bien et en marchant vivement.

1610201710842

0710201710825 0710201710831

1610201710846 1610201710847

 

1610201710849

0710201710834

1610201710850 1610201710855

1610201710857 1610201710859

0710201710820

0710201710826

 

 


jeudi 19 octobre 2017

Au trimestre estival / 2017

Entre un rythme effréné au travail, les touristes, mon manque de fer et mon âge qui a augmenté d'un an, cet été a probablement été celui qui m'a le plus épuisée depuis des années. J'ai passé un trimestre à batailler contre fatigue et lassitude, combat compliqué car lorsque je réussissais à vaincre l'un, l'autre gagnait du terrain - j'ai préféré choisir de laisser gagner la fatigue et de profiter des moments off pour faire des choses plaisantes. Se laisser porter par ses envies, voilà ce que j'ai tenté de faire durant l'été.

Cela s'est traduit par des journées off quasi systématiquement remplies par une activité plaisir (lorsqu'elles ne l'étaient pas par des activités nécessaires du type médecin, courses ou ménage ;) A partir de fin juillet, j'ai squatté les Monts d'Arrée: après une première randonnée très sympa, j'ai à deux autres reprises décidé qu'après tout, le parc naturel régional d'Armorique n'était pas si loin (une demie-heure à trois quart d'heure de voiture) que c'était un superbe cadre et que ça faisait du bien de voir autre chose que la mer. D'ailleurs, je m'en fous si le temps est moche et que les journées sont courtes, en novembre je compte y refaire un tour! En Septembre, on s'est évadées pour une journée à Brocéliande avec A., on a refait un tronçon du GR 34 avec ma soeur (27-28km), on a ramassé des châtaignes à Locquirec et on a enfin fait notre randonnée contée à la tombée de la nuit avec A. dans la vallée des Traouieros entre Perros-Guirec et Tregastel. Il y a aussi eu ces escapades citadines du mois d'Août; Rennes pour voir Mamzelle'M, Paris pour voir Shermane et Concarneau où l'on a passé un agréable moment en famille. Et puis fin septembre, il y a eu le désormais traditionnel séjour à Dinard pour le Festival du Film Britannique.

Châteauneuf du Faou (29) - Août 2017

Coté culture, j'ai bien réduit mon débit de lecture. Je papillonne de livre en livre depuis la mi-août, impossible de trouver ce que j'ai vraiment envie de lire. Avant ça, j'ai eu un gros coup de coeur pour le Ainsi soit-elle de Catel, j'ai enchaîné avec un autre roman graphique du même auteur sur Kiki de Montparnasse, que j'ai moins apprécié, mais qui a confirmé le fait que je trouve que c'est un format idéal pour des portraits. J'ai lu en format ebook, les culottées tome 2 de Penelope Bagieu, dont les portraits m'ont moins intéressée que ceux du premier tome et Geisha ou le jeu du shamisen de C. Perrissin dont j'ai apprécié les dessins qui participaient vraiment à l'ambiance de l'histoire. Aussi, j'ai ENFIN lu le tome 3 du Paris des Merveilles de Pierre Pevel (et j'ai mis dans les mains de mon frère le tome 1, alors que je mettais dans celles de ma soeur le premier tome de la Passe-miroir).

Au niveau des séries TV, suite à une baisse de prix j'ai commandé et regardé les deux premières saisons de Lark Rise to Candleford, une série qui se regarde très bien malgré le fait que ce ne soit ni palpitant, ni particulièrement original. J'ai encore ajouté des séries à mon (énorme) mémo sur BetaSeries (White Heat, Berlin Station, Cable Girls, Star Trek Discovery) bien que je ne sache là encore pas trop quel est le type que je veux voir. Coté films, je suis allée au cinéma voir Dunkerque et Spiderman (que j'ai pas trouvé dégueulasse. Bon, c'est pas un film que je reverrais mais je ne me suis étrangement pas trop ennuyée) et fait le pleins de films à Dinard. En parallèle, j'ai vu Orphelines (qui m'a déçue), SOS fantômes 2016 (ai-je besoin de préciser que ce n'est pas un chef d'oeuvre ?) Ex-Machina (déçue-bis), Captain America Civil War (déçue-bis-bis)

Château de Trécesson (35) - Septembre 2017

Mes deux petites satisfactions personnelles de la saison sont ces moments où j'ai bravé mon appréhension, mon manque d'assurance et ma gêne: me rendre à un fest-noz et me lancer seule dans la ronde, me rendre à une soirée-concert sans personne qui m'accompagne. Deux expériences qui peuvent paraître très simples mais qui m'ont demandé une dose de courage. Créativement parlant... euh... bon... ce trimestre est à oublié. L'automne sera je l'espère plus productif - ça commence bien, on verra comment ça va suivre. Quant au blog, le fait de ne plus écrire commence à m'agaçer parce que je n'arrive pas très bien à en définir la raison. Pareil, laissons le temps au temps. 

Coté rêves, le seul qui me revienne c'est la fois où j'ai imaginé qu'un collègue tentait de nous tuer à la tronçonneuse (en même temps, j'ai encore les images, c'était entre drôle et flippant)

Enfin, j'ai écrit la dernière lettre qui clos l'enveloppe des 30 ans (et décidé qu'un voyage en montgolfière pour fêter une nouvelle décennie, c'est une bonne idée)(bon, j'ai le vertige donc j'ai des doutes, mais les montgolfières c'est hyper beau)

Les Monts d'Arrée (29) - Juillet 2017

Petit bilan chiffré non-exhaustif de la saison

Livres terminés : 5 (2 BD, 2 romans graphiques, 1 roman)
Nouveaux livres dans ma bibli : 3 (dont L'origine du monde de Liv Strömquist offert par Shermane)
Nouveaux DVD :  3 (Lark Rise saisons 1 et 2, Cranford l'intégrale)
Films vus au cinéma :  10 (+ une séance de courts métrages)
Films vus ailleurs : 4
Séries TVLark Rise to Candleford (S1 et S2)
Kilomètres parcourus en balades : 103
Nouvelles jupe : 1
Baignades en eau de mer: 10
Nombre de danses en fest-noz: 8

Tout comme j'ai perdu en court de route toutes ces choses que j'avais commencé, il en est de même avec les mots de l'année que j'ai complètement perdu de vue. On va dire que Audace était un peu là quand même (cf; petites satisfactions), un sur trois, c'est mieux que rien.

Posté par ElanorLaBelle à 06:00 AM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
Tags : , , ,

mercredi 18 octobre 2017

Les charmants / Septembre 2017

Un mois assez riche et rempli qui ne m'a pas permis de beaucoup me poser mais qui a été l'occasion de m'aérer l'esprit et d'être en bonne compagnie.

Septembre

(sans ordre de préférence)

Sept

Voir la lumière de fin de journée sur la mer et me dire que j'ai bien de la chance de vivre dans le coin quand même.

Cette sensation d'avoir une explosion de couleurs autour de soi, notamment lors de la balade que j'ai faite à Locquirec. Le vert de l'herbe, des arbres et de la mer parfois, le rouge des lierres et des portes, le bleu et le gris du ciel, le jaune des premières feuilles d'automne et des bogues de châtaignes, le brun orangé qui commence à colorer le sol, etc.

Passer un après-midi à Brocéliande avec A. puis Ced'. Marcher (un peu), parler, conduire (pas mal), raconter des histoires ("Tu ferais quoi si là on était transportés au Moyen-Âge ? et dans la Rome antique comme esclaves ? Et si un portail s'ouvre et qu'un bébé apparaît et qu'il est poursuivi par un méchant ?) et avoir une tomate cerise qui se fait la malle comme l'anneau.

Recevoir la housse d'Edmonde de Brescieux. Il y a dix ans lorsque j'ai acheté Léon Marek, j'avais une housse d'ordinateur toute noire, grande et basique. Pas trop de choix. Je me souviens de la fierté que j'ai ressenti lorsque j'ai ramené d'Angleterre cette housse imperméable à fleurs. Pour mon netbook, j'ai trouvé rapidement une petite housse vert pomme. Là, j'ai carrément fait mon marché, jugé qu'une Edmonde de Brescieux ça voudrait des habits qui fassent autre époque et j'ai opté pour un motif à fleurs qui fait très 18e je trouve.

Participer à une randonnée contée à la tombée de la nuit avec A., soit une quinzaine de personnes (et un chien) qui se baladent avec des lampes tempêtes au milieu des bois à écouter un conteur nous interpréter plusieurs histoires. Une très sympathique expérience avec en bonus, la rencontre avec un crapaud que nous avons dérangé en nous installant sous un bloc de granit à écouter l'histoire des trois frères.

Passer quelques jours à Dinard pour le 28e Festival du Film Britannique. Profiter d'une ambiance différente, voir des films, rire, avoir les larmes aux yeux, subir les files à l'entrée des séances, et la mauvaise humeur des gens, papoter, écrire son ressenti sur un coin de table, engager la conversation avec des inconnus, revoir des têtes connues, tenter de trouver ses mots en anglais (et être super frustrée lorsqu'on n'y arrive pas), rougir deux trois fois, débrieffer au resto, parler cinéma, beaucoup.

La dernière pause lecture sur la plage ? Sans doute parce qu'il fait un peu frais désormais. Life after Life, me tentait beaucoup mais je n'accrochais toujours pas au bout de 80 pages alors pour l'instant il reste sur ma pile de livre "en attente" (pile qui malheureusement comment à prendre de la hauteur)

Recevoir un package fangirl de la part d'A.: des stickers, des crayons avec des répliques du Seigneur des Anneaux et de Harry Potter (et sur la photo il n'y a pas mon préféré qui me suit partout un doré avec écrit "One ring to rull them all") et un carnet Richard Armitage ♥

Le retour de Outlander, un peu différent parce que cette fois j'ai lu le livre avant de voir l'adaptation. Et pour l'instant, ça ne me dérange pas le moins du monde. Il y a je pense des avantages à lire avant de voir (= comment ce qu'on a lu est rendu sur écran) comme il y en a à ne rien connaître (= ne pas savoir ce qu'il va se passer justement) En bonus, ce début de saison en naviguant entre époques, propose différentes ambiances / décors / costumes ce qui ne peut que me ravir.

Mais aussi, réussir enfin à me procurer le livre de Catel sur Olympe de Gouges à la bibliothèque, acheter des éléments de déco à Ikea et tomber en amour devant l'association doré/bleu/violet, recommencer à lire régulièrement des blogs à défaut d'approvisionner le mien. Au moins, si je peine à (re)trouver une voix je sais que j'apprécie toujours ce média et les échanges qu'il permet, dormir peu d'heures mais avoir cette sensation d'avoir eu un sommeil réparateur.

✿✿✿

Et pour la touche réalité, parce qu'il y a aussi des moments où ça va moins bien: perdre un chat qui a disparu du jour au lendemain (ne pas savoir ce qui lui est arrivé c'est minant), me faire hyper mal au bras et du coup avoir un bras droit pas du tout opérationnel durant quelques jours (je n'ai plus mal mais sur certains mouvements très précis je sens que ça tire encore un peu), avoir à nouveau un soucis de voiture.

mardi 3 octobre 2017

Dans mon jardin / Septembre 2017

Septembre a été un mois très étrange au niveau de la météo, un mois où les températures, la pluviométrie, le vent et la luminosité, hésitaient perpétuellement quant à quel moment de l'année on était. Septembre ce fut des giboulées digne d'un mois de mars et du vent nocturne digne d'un mois de Janvier. Septembre ce fut des ciels bleus sans nuages avec lequel le vert jauni des feuilles contrastait élégamment, mais aussi ces dégradés du noir au bleu clair, du ciel à la mer. Septembre ce fut de merveilleux clair-obscurs et le sol humide qui brillait grâce aux rayons du soleil.

Septembre était affreux pour s'habiller / lutter pour ne pas tomber malade / ne pas glisser dans la boue, mais picturalement c'était sublime ♥

Jardin - Sept (5)

Jardin - Sept (7)

Jardin - Sept (6) Jardin - Sept (9)

Jardin - Sept (8)

Jardin - Sept (12)

Jardin - Sept (2)

Jardin - Sept (10) Jardin - Sept (13)

lundi 25 septembre 2017

Première balade d'automne - Locquirec

Cela fait un moment que je voulais re-marcher sur ce circuit testé il y a déjà deux ans. A l'époque, il faisait plutôt gris et nous n'avions pas pu faire tout à fait l'entiereté du parcours, le GR34 au niveau de la pointe du château étant fermé. Cela avait tout de même été une agréable balade et pas très difficile. Notre parcours d'hier le fut tout autant.

Le passage de la pointe du château était des plus étrange car il rompt nettement avec le sentier côtier que l'on trouve juste avant et quelques kilomètres plus loin. Durant quelques minutes j'ai eu l'impression d'être ailleurs. Ce petit tronçon qui était donc nouveau pour nous, nous a aussi permis d'en savoir plus sur l'exploitation du schiste bleu qui avait court à Locquirec.

Les couleurs étaient superbes: le bleu des portes et fenêtres d'une maison blanche, ces mêmes teintes entre un ciel et un château d'eau, le lierre rouge prune grimpant sur les vieilles pierres, le doré des bogues de châtaignes qui jonchaient le sol ("Maman va être verte de notre récolte!"), le vert des champs d'artichauds et le contraste entre le gris bleuté de la mer et le brun chaud des algues.

En revanche, à chaque enchaînement de marches, à chaque petit dénivelé positif, je sentais mon coeur battre et le souffle me manquer. J'ai beau savoir que mon niveau excessivement bas en fer est très probablement à l'origine de cette défaillance physique, c'est rageant - j'ai l'impression d'etre une vieille dame.

Locquirec_0917 (13)

Locquirec_0917 (11)

Locquirec_0917 (2)

Locquirec_0917 (12)

Locquirec_0917 (4)

Locquirec_0917 (5)

Locquirec_0917 (3) Locquirec_0917 (6)

Locquirec_0917 (7)

Locquirec_0917 (8)

Locquirec_0917 (10)

Locquirec_0917 (9)

Locquirec_0917 (1)

Cette randonnée a été faite en Septembre 2017. Envie d'autres randonnées dans le Trégor, c'est ici.

vendredi 8 septembre 2017

Dans mon jardin / Juillet et Août 2017

Lorsqu'est venu le moment de compiler les photos prises dans le jardin au mois de Juillet, je me suis aperçue que je n'avais pas grand chose. Est-ce-que j'y ai passé peu de temps ? Oui, plutôt. Les longues journées de travail et les températures pas si chaudes ont eu raison de ma présence dans la partie extérieure de la maison. Août a été un peu identique en ce sens. Mais ça ne me tracasse pas trop, l'été n'a jamais été ma période favorite. Voici les quelques témoignages de cet été au jardin.

Juill-aout (7)

Juill-aout (8) Juill-aout (9)

Juill-aout (10) Juill-aout (11)

 

Juill-aout (5)

 

Juill-aout (6) Juill-aout (12)

Juill-aout (2) Juill-aout (3)

Juill-aout (4)