Confidences autour d'un thé... (ou d'un café)



mercredi 20 février 2019

Petits défis Automne/Hiver

prochains mois

 Tenter d'écouter un livre audio : un vrai défi car je suis tout sauf attentive. Mais une expérience que j'ai envie de tenter pour voir si je suis capable de rester concentrée sur quelque chose qui fait appel à mon audition plutôt qu'à ma vue.
Edit 16/11: Aucun audiobook qui m'intéressait à la bibliothèque. Essayer un audiobook en anglais, histoire de faire d'une pierre deux coups ? (et d'écouter la voix de Richard Armitage) ?
Edit 16/12: Ai emprunté "Le secret de la manufacture de chaussettes inusables" à la bibliothèque. Il ne manque plus qu'à trouver le courage de l'écouter.
Edit 21/01: A la faveur d'une migraine doublée de frissons qui ne me laissaient que l'option de m'alonger dans le noir/sous la couette/en fermant les yeux, et, réussissant enfin à faire fonctionner la télécommande de ma chaine hifi, j'ai commencé l'audiobook en début de mois et l'ai terminé hier soir. L'expérience de l'écoute le soir ne fut pas forcément convaincante. En revanche, l'écoute tout en dessinant s'est révélée l'être beaucoup plus. A refaire.
Edit 20/02: En prévision d'après-midi travail, j'ai emprunté un second audiobook. On verra si l'acte 2 est aussi probant que l'acte 1.

 Terminer un second Inktober : à nouveau un défi même s'il me semble moins important que l'année dernière étant donné que je sais que j'en suis capable. Reste qu'à dessiner 31 fois des arbres (ma sous-thématique) je risque de vite manquer d'inspiration. 
Edit 16/10: Je confirme.
Edit 16/11: Echec.

 Reprendre une/des activités sportives : bien que mon mode de vie actuel rende difficile l'inscription à une activité régulière, j'aimerai bien retrouver une certaine routine "sportive".
Edit 16/10: Ai téléchargé une appli de yoga pour au moins faire quelques exercices. Au bout de 3 jours j'en avais marre.
Edit 21/01: J'ai commencé le défi Yoga "Dedicate" d'Adriene. Je suis très fière de l'avoir suivi quotidiennement jusqu'alors, même ces jours où j'étais physiquement à plat et ces autres où j'avais un timing serré. Etrangeté du challenge: plusieurs fois, les séances du jour correspondaient exactement à ce que j'avais besoin le jour dit. Sinon, je me suis donné comme objectif de faire une rando d'au moins 7km toutes les semaines. De ce coté-là c'est moins réussi: la seule rando du mois je l'ai faite le 1er janvier!
Edit 20/02: J'ai réussi le 30 days of Yoga et à enchaîner une séance quotidienne jusqu'au 15 février. En revanche, depuis quelques jours, j'ai eu beau essayer, mon emploi du temps est trop chargé pour suivre le rythme. Coté rando, je suis hyper à la bourre sur mon planning mais je porte quasiment matin et soir les animaux aux champs (= je fais de 10 à 15000 pas quotidiennement)

☐ Faire le ménage dans toutes ces choses que j'ai reportées à plus tard : autrement dit mettre à jour/ranger/trier, des affaires, ma vie et ma tête.
Edit 16/12: Peu de progrès de ce coté-là
Edit 21/12: Au moins ai-je fait un semblant de rangement sur le blog. Parce que mon bureau reste rangé deux jours avant que ça ne devienne l'anarchie et que dans ma tête (comme dans ma vie) c'est la pagaille.
Edit 20/02: Coté blog, j'ai réussi à publier les billets sur mon voyage en écosse et celui à Amsterdam. De ce coté, on tient le bon bout. Sur les autres pans, c'est toujours pas rangé (et ça va pas en s'améliorant)

☐ Suivre ce cours en ligne sur la folie (et plus généralement reprendre ceux auxquels je me suis inscrite mais que je n'ai pas suivi, faute de temps ou de motivation)

☐ Passer une nuit sur une île bretonne: Ouessant ? Sein ? Belle-île ?
Edit 16/12: J'ai motivé ma soeur et A. Manque plus qu'à y aller ;)
Edit 20/02: Je crois qu'à ce rythme, on va reporter ça au printemps.

Posté par ElanorLaBelle à 01:17 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [2]
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jeudi 14 février 2019

Amsterdam

Lorsqu'on a préparé ce voyage, on savait que ce serait début juin. On a regardé les prix des avions et trouvé au départ de Rennes des tarifs intéressants (une centaine d'euros A/R). A ce stade, on s'est dit "Cool, ce voyage ne nous coûtera pas si cher que ça. Aller, au pire ça sera comme Londres, des Auberges de jeunesse à 35€/p la nuit en chambre privée". Et bien on avait tord car très vite on s'est rendue compte, que non seulement plein d'hébergements étaient complets mais qu'en plus si on ne voulait pas trop s'éloigner du centre, que c'était plutôt 35€/p minimum la nuit en dortoir. Ceci étant, le dortoir en question était plutôt agréable, d'autant plus que nos deux lits étaient en mezzanine donc un peu isolés du reste de la chambrée (mais je me demande encore s'ils mettent des gens qui ne se connaissent pas dans cet espace...)

Trouver notre route

On est parties de Rennes sous le soleil, on est arrivées à Amsterdam dans la grisaille. Après avoir rejoint la gare centrale à partir de l'aéroport sans trop de difficultés, la prochaine étape était de rejoindre notre auberge. On commence par prendre un ticket 72h pour le tram, puis on cherche lequel prendre... ce qui se révèle être un peu compliqué car celui dont j'avais noté le numéro sur mon carnet n'a pas d'arrêt devant la gare. On cherche donc une alternative – ou du moins vers quelle direction se diriger pour trouver le-dit tram. On y va un peu au pif, et on fini par le trouver mais... « on le prend dans quelle direction ? » (parce que forcément l'auberge est hors de la carte). Une fois le tram trouvé, on hésite sur l'arrêt et on s'interroge sur le système de contrôle : visiblement il y a validation des titres de transport à l'entrée ET à la sortie.

On s'installe dans notre chambre, qui est pour l'instant vide, et nous reprenons le tram pour aller nous balader. "Ce magasin de fromage... Même moi qui suis accro au fromage je trouve cette odeur affreuse!". Le nombre de vélos qui roulent et qui stationnent nous fascine. "On mange quoi ?". Un samedi soir, plusieurs restaurants sont remplis et notre choix est donc aussi dicté par la disponibilité en tables. On s'arrête sur des tapas et des mojitos: faut bien qu'on fête le permis que A. vient d'avoir! Le serveur est charmant (et au goût de A.). Le gérant est très, comment dire, tactile ? et frôle de sa main le dos de A. alors qu'elle paye l'adition. Brrr! On fini la soirée avec une bière dans un bar sympa près des canaux en regardant les passants dans la rue "Il n'est que 22h mais je suis crevée""Moi aussi. En même temps on a eu une longue journée hein.""Bon on rentre et demain on fait mieux ?"

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Profiter du soleil

Après une nuit marquée par une phase d'insomnie pour A. (qui en a profité pour explorer l'auberge au milieu de la nuit), nous décidons de partir en exploration. Il fait grand soleil et c'est donc principalement à pieds que nous passons cette journée. Première étape: trouver où (et quoi) manger. On part pour des pancakes, mais finalement on s'arrête à Bagel & Beans. On continue en explorant plus en avant le Jordaan.

« You live in such a delicate place ! »
(un passant dans la rue)

On marche, on revient sur nos pas, on s'arrête prendre des photos et on quitte le coin un peu à contre-coeur. "On est d'accord, on y retourne demain ?" C'est très cliché carte-postale mais on s'en fout, c'est beau :) On se dirige vers le centre et l'on cherche les coins "à voir". Puis on se récupère un tram et on se dirige vers le quartier des musées. On se pose dans un parc pour profiter du soleil "Dis, on prévoit un musée ou pas ?" "Moi j'ai bien envie de faire une balade sur les canaux" "Et faut qu'on aille au jardin botanique" "On fait l'impasse sur les musées ? Vu le prix, on peut pas tout faire." "Deal". On emploie donc ce moment de tranquillité pour écrire nos cartes postales. J'insite pour un passage rapide au magasin du Rijksmuseum pour récupérer des reproductions sur carte postales de certaines de mes oeuvres adorées (notamment Fille en Kimono Blanc de Breitner dont j'ai déjà une carte postale que j'avais achetée à Paris lors de l'expo "Les Hollandais à Paris" mais qui était bien moins réussie). On continue à se balader, on laisse notre regard se poser sur un canal, sur une architecture, sur un arbre. On mange une espèce de truc entre la crêpe et le pancake qui nous donne mal au ventre. En tant que piéton, on peste un peu contre la priorité cycliste qui nous pousse à regarder quinze fois à droite, quinze fois à gauche. La journée se termine par un repas dans un pseudo-resto italien où j'entends avec étonnement Senza Regole, la chanson que je n'ai jamais entendue ailleurs que sur cette compilation mp3 d'il y a presque vingt ans. Puis on se balade tranquillement en papotant et en profitant de la belle lumière de fin de journée.

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Découvrir par les canaux
(et acheter du chocolat)

« Oh les jolis packaging ! Oh y'a du chocolat vegan ! Je crois que je vais en ramener à ma famille, tiens ! » « Moi aussi ». Nous voilà donc à acheter du chocolat par-ci du chocolat par-là. Le lendemain, lors de notre dernier repas à Amsterdam (une omelette hors de prix pour moi) quelques heures avant de prendre l'avion, on se pose la question « Mais attends, tu crois qu'on peut ramener autant de chocolat en bagage cabine ? » « Oh ! T'imagines si on doit laisser notre chocolat à la douane ?! ». On a donc rangé soigneusement notre chocolat en espérant qu'on ne devrait pas l'offrir aux douaniers... qui n'en n'ont eu rien à faire. 

Cette seconde journée était celle des activités payantes. Le matin, nous sommes allées visiter le jardin botanique où l'on s'est fait un plaisir de déambuler dans les serres tropicales et désertiques. A. a fait l'impasse sur celle aux papillons où il y avait de beaux spécimens. Après cette pause nature, nous sommes reparties nous balader en ville. On a longer le quartier rouge (quelle horreur...) puis nous nous sommes arrêtées dans le resto de burgers, fermé la veille, où j'ai découvert l'halloumi ❤ Nous sommes ensuite allée faire notre deuxième activité du jour: une balade en barque sur les canaux. Avec ce beau temps on trouvait ça plus chouette que de rester enfermer dans un musée. C'était parfait, à la fois instructif et reposant. Durant la première moitié du trajet, nous avions à coté de nous un couple parfaitement écoeurant: la femme, blonde décolorée, aux lunettes de soleil XXL, mini robe type nuisette noire et sandales noires à froufous, son mari plus vieux qu'elle, lunettes de soleil vissées sur son visage pas avenant, qui ne posait que des questions liées à l'argent et à l'économie en générale. TOUT était prétexte à ça (et tout était prétexte à se plaindre). Quelle joie, lorsqu'ils nous ont quittés et qu'ils ont été remplacés par un couple d'allemands charmants et aux questions pertinentes!

Pour continuer la journée, nous sommes à nouveau allées nous balader dans les ruelles bobo chic au milieu des canaux (oui, on n'a pas choisi d'être exhaustives durant ce week-end, le mot d'ordre était "aller où l'on trouve que c'est beau"). On a fini notre soirée par un resto indien (pas mauvais) et un tour dans "notre" bar près des canaux où nous sommes restées jusqu'à minuit "attends, on est encore jeunes!"

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La balade sur les canaux: se laisser porter durant quarante-cinq minutes
(nb: ceci est un test d'intégration de vidéo...)

mercredi 13 février 2019

N°23 ✓ Prendre l'avion

En 2018, j'ai fait pas mal de choses sur des presque coup de tête. Presque, parce que c'est moi et que je réfléchi toujours bien trop. Donc le vrai coup de tête, c'est pas vraiment mon truc. Bref, j'avais la pression des derniers mois de la vingtaine, de l'idée de boucler cette décennie en beauté. J'ai voulu tenter de nouvelles expériences (échec), mais en revanche, niveau voyages je me suis fait plaisir. Alors, quelques jours après être revenue d'Ecosse, je suis partie un week-end en Juin à Amsterdam avec A. et en avion.

Aéroport à Amsterdam

L'avion et moi c'est une histoire bizarre. J'ai pris l'avion pour la première fois à un an lorsque mes parents ont quitté Le Havre pour s'installer en Bretagne. Pour mon père c'était un retour, pour ma mère un changement de région :) Je n'ai pas beaucoup voyagé en famille durant mon enfance/adolescence, encore moins à l'étranger. Le mode de transport principal était la voiture. Pour les voyages scolaires, c'était le ferry/le train/le car. La possibilité de l'avion s'est ouverte à moi à partir du moment où je suis arrivée à la fac. Mais à ce moment, j'étais tétanisée à l'idée de le prendre. Car comment expliquer à mon cerveau qu'un avion vole ? Autant je comprends le bateau qui flotte, mais cette masse qui vole j'avais du mal (j'ai toujours du mal). Du coup, ça me stressait énormément. Et pas que pour moi: lorsque mon frère et mon oncle sont venus me voir au Royaume-Uni ils devaient prendre l'avion. Pendant des jours, le soir, lorsque je les imaginais prendre l'avion j'avais un début de crise de panique. Finalement y'a eu l'éruption de l'Eyjafjöll, leur vol a été annulé et ils sont venus en bateau.

Je ne sais pas quand je me suis détendue de ce coté-là, au point d'accepter sans trop de stress l'idée d'aller à Amsterdam par ce biais. A y réfléchir, je crois que c'est depuis que mon frère s'est rendu en Islande. Sans doute que ça m'a fait relativiser. Toujours est-il que j'étais plutôt détendue lorsqu'est arrivé le moment de prendre l'avion. En fait, j'étais surtout tracassée par mes oreilles - est-ce que j'allais avoir mal ? est-ce-que j'allais avoir la même douleurs que lorsque j'arrive à Paris par le TGV ? Ou cette sensation de bouchon que j'ai même déjà eu une fois dans les Monts d'Arrée (moins de 400m) ?. Autant dire que j'apréhendais la montée rapide en altitude. Plus j'approchais du départ, plus j'étais étonnée de mon calme qui flirtait presque avec de l'excitation. Dans l'avion, toujours pas paniquée, malgré les efforts évidents de A. pour me mettre dans l'ambiance en faisant référence à Destination Finale. "C'est pas normal que je sois si détendue. Et si en plein milieu je commence à faire une crise de panique ?".

Y'a pas eu de crise de panique.°/°°/°°°

° Peut-être aussi que ça m'a aidée que l'avion soit petit (les avions à peu de place ou les avions où l'on a la tête en dehors, ça m'a jamais trop stressée). On verra lorsque je voyagerais dans un gros porteur et quand je ferais un trajet de plus de 5h si je suis toujours aussi zen...
°° Peut-être aussi que ça m'a rassurée de ne pas être seule: j'ai plus tendance à contrôler mes crises de paniques en public - mon cher orgueil.
°°° Peut-être aussi que j'avais épuisé tout mon quota de stress lors du trajet retour d'Ecosse.

Y'a eu des mots de tête en revanche, sans doute à imputer au fait que j'étais fascinée de voir les nuages blancs en neige de l'aller et ceux en coton du retour. Y'a eu du désagréable, lorsque je regardais le devant de l'avion lors de la montée en altitude. Y'a eu la découverte d'un grand aéroport vs le petit aéroport. Y'a eu ces nuages/brouillard méga denses à l'arrivée à Amsterdam. Et y'a eu le plaisir de voir le paysage qui devenait de plus en plus petit - et le jeu de deviner "C'est quoi cette ville là ?".

Voilà, j'ai pris l'avion!
(mais je me demande toujours:

Il Ministerio del Tiempo 105

Posté par ElanorLaBelle à 11:57 AM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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mardi 12 février 2019

Ecosse ✾ “ De la brume de mer, les Cairngorms et une pizza vegan ”

Edimbourg

27 Mai 2018
De Inverness à Edimbourg

Le réveil à 5h30, ça pique. « Mais, mais... la tique n'est plus là ! Donc ça veut dire qu'elle est tombée durant la nuit. Donc ça veut dire qu'elle est peut-être dans mon sac de couchage. Zut ! » « En même temps c'était notre dernière nuit dans le sac de couchage... » « Exact. Mais quand même ». Une longue journée nous attend, et nos affaires se doivent d'être un minimum organisées car après notre traversée en car, c'est une exploration d'Edimbourg qui est au programme puis un trajet en bus de nuit, puis une journée à Londres avant de prendre le ferry le lendemain soir. Nous aurons donc moyennement l'occasion de trier le tout et de fouiller pour trouver ce dont nous avons besoin. Malheureusement la brume est toujours présente et du coup la tente n'est pas sèche. Nous arrivons cependant à être bien efficaces et à rempaqueter dans les temps.

Nous arrivons bien en avance à l'arrêt de bus et nous errons donc un peu dans les rues. « Pour un prochain voyage, on pourrait peut-être faire une base à Inverness pour explorer le nord ? ». Au bout de notre séjour écossais, on planifie déjà les suivants. « Donc là, on a des voyages de prévus pour des années.». Le bus arrive, on s'installe (à gauche). On passe devant un panneau qui indique que Culloden est là, quelque part au milieu de cette purée de pois. Passer près d'un champ de bataille me fait toujours quelque chose et le fait que tout soit enveloppé par la brume accentue ma mélancolie. « N'empêche, quatre heures de bus sans pouvoir admirer les paysages, ça va faire long... » Heureusement, au fur et à mesure que nous nous avançons dans les terres, la brume se dégage et nous avons à nouveau le droit à notre ciel bleu et nos paysages vallonnés. Les magasins de randonnées/ski font concurrence à des petites boutiques de déco dans les villages que nous traversons : encore une autre facette de l'écosse. Une fois passés les Cairngorms, les paysages s'aplanissent. La dernière heure n'est pas très intéressante au niveau visuel et j'ai hâte de retrouver Edimbourg, huit ans plus tard...retrouvailles qui se feront sous la brume.

Nous n'avons pas de programme très précis. On décide d'aller faire un tour au National Museum of Scotland que nous apprécions beaucoup malgré le fait que nous n'y restons pas très longtemps – à refaire ! Puis nous allons au Museum of Childhood que j'avais adoré en 2010. La scénographie a changée, plus moderne mais il a perdu un peu de son identité – en revanche il est toujours gratuit. Au fur et à mesure que je marche dans les rues, et bien que la brume rende le tout très différent (il faisait grand soleil en 2010), certains endroits me semblent familiers. On cherche un pins touristique pour ma collection. Zut ! Le Arthur's Seat est caché sous la brume. J'avais adoré marcher jusqu'au sommet et je me faisais une joie de le faire découvrir à mon frère et à ma sœur. Ils y vont quand même en me laissant les sacs – je ne vais pas forcer davantage sur ma cheville. En attendant j'écris les cartes postales. On fini cette après-midi en arpentant les rues jusqu'au château – que je ne visiterais à nouveau pas, puis en se baladant dans la ville (certaines côtes/descentes sont rudes pour mon pied). En début de soirée, on se décide à aller manger un bout. Mon frère trouve une pizzeria où il peut avoir un choix vegan. Ce n'est pas près de la gare routière, mais pourquoi pas... et c'est très bon. En plus on a de la musique. Une belle manière de terminer notre séjour. On retourne à la gare routière, on joue des coudes pour avoir de bonnes places. Deux cars vont au même endroit, mais nous serons dans celui qui fait le moins d'arrêts. Les sièges ne sont pas très confortables et la circulation dans ma cheville me dérange déjà. Un dernier regard sur Edimbourg de nuit et voilà que nous quittons l'écosse.

National Museum of Scotland

National Museum of Scotland Edimbourg

Edimbourg

Edimbourg Edimbourg

Edimbourg Edimbourg

Edimbourg

28 Mai 2018
Londres et Portsmouth

J'ai passé une nuit affreuse à cause de ma cheville. La journée à Londres se fait sous un grand soleil. Après avoir pris un petit déjeuner à Saint James Park, mon frère veut aller au British Museum. On doute de pouvoir rentrer avec nos gros sacs à dos, mais finalement on y arrive. Pour ne pas que cela soit contraignant on fait des tours : pendant que l'un de nous garde les sacs, les deux autres explorent. On se pose dans un parc pour manger et profiter du soleil. Puis on retourne à la gare routière direction Portsmouth où notre ferry nous attend. Nos sièges inclinables sont très à l'aise ; il y a même un support pour les pieds. Seulement, je ne profite pas de ce confort car 1) ma circulation dans la cheville refait des siennes, 2) pour la première fois, je suis terrorisée par la traversée : avant de partir pour l'Ecosse, j'avais fait ce cauchemar où je me faisais une entorse puis où le bateau se retournait à cause d'une vague scélérate (comme dans le film Poséidon). Vu que l'entorse je l'ai eu, j'ai eu peur tout du long de la vague scélérate... et j'ai vécu comme une délivrance l'arrivée à Saint Malo.

lundi 11 février 2019

Ecosse ✾ “ Un réveil magique, un changement de touristes et des vaches Highlands ”

Arisaig

26 Mai 2018
De Arisaig à Inverness

Cette matinée est le résultat de l'entorse - et une de ses belles conséquences.

Comme nous avions dû annuler notre randonnée du jour pour la remplacer par du car [nda: comme nos finances étaient très limitées, l'option la moins chère pour retourner à Londres le lundi, était de remonter à Inverness pour redescendre sur Londres via Edimbourg, plutôt que de redescendre via Glasgow. Logique, logique], nous pouvions prendre le Fort-William > Inverness plus tard. C'est donc la raison pour laquelle nous sommes restés dormir à Arisaig.

Ce réveil était MAGIQUE. Ça valait le coup d'avoir pleuré d'épuisement la veille et d'avoir du affronter les tiques. Parce que cette vue, en sortant de la tente à six heures du matin . Sans doute un des moments où mon cœur a le plus sauté de joie/bonheur du voyage. Alors que mon frère et ma sœur dormaient encore, j'ai rempaqueté mes affaires et suis partie marcher le long de la mer. Cinquante mètres plus loin, je retrouve la voiture d'hier et une tente plantée à coté. Le calme, le soleil, les moutons, les îles au loin, la nature... Ma sœur m'a rejoint un peu après, on a bu un thé en regardant le large, puis on a retrouvé mon frère et on est retournés au bourg pour récupérer notre bus.

Arisaig (photo de L.)

Arisaig Arisaig

Arisaig

Je me gratte le bras. Zut, je dois avoir une tique... Je vérifie et je constate un minuscule point noir. Mon frère essaye de l'enlever avec le tire-tique, mais elle est encore bien trop petite et tous nos essais échouent. Bon bah, je vais attendre qu'elle finisse son repas et prier pour qu'elle ne soit pas porteuse de la maladie de Lyme.

Insérons ici la grosse déception photographique: les paysages étaient à la fois superbes et étonnants entre Fort William et Arisaig, tant en train qu'en bus (nda: chaque mode de transport propose un panorama légèrement différent et ils sont donc assez complémentaires) mais mon téléphone et l'ipad n'étaient pas friands des vitres. J'ai donc laissé ma soeur prendre des photos... mais elle a pris quasi exclusivement des vidéos. Idem sur tous les trajets en transport en commun, qui seront une grosse partie de nos deux derniers jours écossais.

A notre arrivée à Fort William, juste le temps de faire quelques courses, d'essayer de trouver un coin d'ombre pour ne pas cramer, et nous voilà reparti dans un nouveau car, direction Inverness. « Cette fois, mieux vaut d'asseoir à droite si l'on veut voir le Loch Ness » (nda : oui, à chaque long trajet j'évalue quelle place semble être la meilleure) Longer le canal caledonien et les lochs, apprécier encore et toujours les paysages qui défilent. Se laisser porter et regarder le paysage, je valide. S'apercevoir aussi que nous ne croisons plus les mêmes touristes : aux randonneurs américains et allemands de la WHW, se substituent des touristes italiens, japonais, américains, espagnols... sortant d'hôtel étoilés, aux sacs légers et aux appareils photos. Un pont s'ouvre pour laisser passer un bateau, des touristes sortent du car pour le prendre en photo (!) puis nous voilà repartis. On longe le Loch Ness – c'est vrai que cette superficie est énorme. Au loin, un véritable mur de grisaille « Tu penses qu'il fait mauvais ou s'est juste de la brume de mer ? ».

Inverness

Inverness Inverness 

Inverness

L'arrivée à Inverness nous confirme que c'est de la brume de mer. On a perdu pas mal de degrés au change, je remets et le sweat, et l'écharpe, et le kway. On tente d'aller au jardin botanique, mais nous arrivons juste à la fermeture. Dommage. On se décide donc à atteindre le camping repéré sur le net et pour ne pas revenir tout à fait sur nos pas, nous choisissons de suivre un chemin le long du canal. On se taquine tout en marchant puis au niveau de la dernière écluse nous évaluons quelle route suivre d'après notre plan. Nous nous rendons compte que l'accès au camping est dangereux par la route. « Tu penses qu'on peut passer par les routes secondaires à coté ? ». On croise deux dames qui nous assurent ne pas connaître ce camping. Puis par nous indiquer qu'en suivant cette petite route on arrivera sur l'axe routier principal. Puis par nous dire que le camping existe et qu'il est au bout de la route. Oh! des vaches! Oh des moutons! Une bonne heure plus tard on y arrive. On est en bord de mer et la brume est toujours aussi dense. Le contraste est saisissant avec le matin. Mon frère nous réserve un taxi pour le lendemain matin (le bus est à 8h), on profite des sanitaires pour prendre une douche et on s'écroule après avoir regardé un épisode de Lost in Space.

[à suivre...]


dimanche 10 février 2019

Ecosse ✾ “ Harry Potter, Jurassic Park et la mer ”

Vers Fort William

25 Mai 2018
Glenfinnan et Arisaig

Départ du camping avec des midges, entre contentement de continuer l'aventure et petit pincement de quitter cet endroit. Je retrouve mon sac à dos, allégé, et je suis hyper précautionneuse sur la façon dont je marche. On attend le bus de l'autre coté de la route et je galère un peu à monter dedans lorsqu'il arrive. On range les sacs comme on peut mais ils n'arrêtent pas de tomber. Une dame nous aide. Contrairement à mon frère et à ma sœur, je trouve que dans l'ensemble, les écossais sont plus chaleureux que les irlandais. Dernier regard pour Glen Coe et arrivée à Fort William. Avant de faire des réserves de provisions (opération que je supervise, hors de question de racheter des boites de conserve), je vais à l'agence de voyage acheter des billets de bus puis au guichet de la gare pour nos billets de train pour Arisaig. « J'ai lu qu'il faut s'asseoir à gauche pour bien voir le viaduc. Donc l'objectif c'est de sécuriser des places de ce coté-là »

Le trajet est très agréable : déjà que le train est un transport que j'affectionne, avec les beaux paysages, ça augmente encore davantage notre satisfaction. Deux couples en face de nous passent leur temps à se moquer de tout, de tous et toutes. On passe le viaduc de Glenfinnan, le train ralentit et effectivement nous avons tout le loisir de le voir – même si nous passons dessus. Passé le viaduc, nous nous apercevons qu'il y a une foule de personnes regroupées dehors. « Finalement, on a bien fait de ne pas s'arrêter. » Comme pour confirmer notre choix, une bonne partie des passagers descendent à l'arrêt suivant. Le reste du trajet est superbe, entre paysages arides qui me font penser à des photos des USA, et, lorsque nous nous approchons des côtes, des îlots de verdure qui me pousse à dire à mon frère, grand fan, « En fait, on arrive à Jurassic Park ».

Vers Arisaig

Arrivés à Arisaig, on se dirige vers le camping, qui doit être à 4 km, grâce au gps de mon frère. On s'arrête près d'un cimetière pour manger un bout – et on prend encore des couleurs. Premier camping, première constatation : il est plein. Les deux suivant, un km plus loin sont aussi complets. Mon frère nous laisse son sac et va tenter sa chance sur un dernier : idem. On rebrousse chemin. Je suis à la fois déçue (je voulais vraiment un camping en bord de mer), énervée (on risque de passer notre temps dans le coin, non pas à profiter du lieu mais à chercher où dormir) et fatiguée (pour mon retour à la marche, je n'avais pas prévu que ce serait une journée si physique et ma cheville me le rappelle). On tente un dernier camping (tout aussi plein) et nous retournons donc au centre bourg. « De toute manière on n'a pas le choix, ce sera camping sauvage. En attendant, si on se posait pour boire un verre ? ». Ce sera donc pintes, eau gazeuse pour moi et frites de patates douces.

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Arisaig

Arisaig

En cherchant un camping... En cherchant un camping...

En cherchant un camping...

En cherchant un camping... Arisaig

On repart de l'autre coté de la ville pour essayer de trouver un coin isolé où nous pourrions nous poser. « Oh, c'est ici que ce sont entraînées les brigades tchèques durant la seconde guerre mondiale ! » On marche, on marche, mon pied n'est pas d'accord avec ce plan. Au bout de quelques km, on se demande vraiment où l'on va pouvoir poser la tente. Je commence à pester à deux doigts des larmes « Je voulais vraiment profiter de cette journée pour explorer tranquillement et au final on va marcher et marcher et marcher avec nos sacs sans savoir où on va dormir ! ». On revient un peu sur nos pas et on s'installe sur une plage de galets où j'essaye de faire chauffer de l'eau pour un thé en attendant que mon frère et ma sœur qui sont allés explorer les alentours. Je fais tomber la casserole par deux fois. Cette fois, je pleure franchement - de fatigue et de douleur aussi : nous avons finalement beaucoup marchés aujourd'hui, à vu de nez, dans les dix kilomètres minimum. J'essaye de faire abstraction pour profiter du coucher du soleil. Mon frère et ma sœur reviennent : ils pensent avoir trouvé un endroit. On discute avec un homme et son chien qui cherchent aussi à se poser pour la nuit, puis on repars vers le spot espéré. Le chemin est fait de petits galets ce que ma cheville n'apprécie pas du tout. Je suis à deux doigts de craquer à nouveau lorsqu'on voit un jeune homme avec son chien qui passe dans le champs où nous voulions nous arrêter. On discute un peu, il nous conseille un autre endroit. On refait demi-tour. A ce stade, je suis prête à dormir quasiment n'importe où, je n'en peux vraiment plus, j'utilise mes dernières forces – physiques et mentales. La luminosité baisse beaucoup, on prend finalement l'option d'un petit espace vert non loin de la route, bourré de tiques.

Arisaig

Arisaig Arisaig

Arisaig

Arisaig Arisaig

Au coucher du soleil - Arisaig

Revenons à mon rapport aux tiques : je suis fascinée par leur concentration au m2 et par leur rapidité à grimper sur moi/nous. Là où chez nous on ne se rend pas compte qu'elles se sont agrippées durant une rando, ici c'est carrément une attaque organisée. Alors certes, ce petit animal m'attendris encore (je suis la première étonnée), mais je préfère que leur mission commando se passe ailleurs.

« Bon, on fait quoi du coup ? »
« On monte la tente sur la route. On la lance dans le champ fermée. Et on cours avec nos sac pour se jeter dedans en espérant qu'on est le moins de tiques possible. »
« On peut tenter d'asperger la tente d'huiles essentielles et de nous en mettre un peu sur les chaussures. Qui sait, peut-être que ça va les déranger »

Deux voitures « Celle-là on l'a vue tout à l'heure. Je crois qu'ils cherchent aussi un endroit où se poser pour la nuit » et un sprint plus tard, nous voilà dans la tente. Épuisés, on s'endors presque aussitôt.

[à suivre...]

Posté par ElanorLaBelle à 04:23 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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vendredi 8 février 2019

Ecosse ✾ “ Du repos forcé, les urgences écossaises et des canards ”

Au camping

23-24 Mai 2018
Caolasnacon

Je me réveille avec un pied qui a doublé de volume et une tente couverte de midges – qui heureusement n'ont pas l'air intéressés par moi. Je galère pas mal à aller jusqu'aux toilettes, de la sortie de la tente où je dois éviter de faire rentrer des midges tout en n'appuyant pas trop mon pied sur le sol, au sautillement jusqu'aux sanitaires. Je m'attendais à pire tout de même vu mon historique avec les entorses. Néanmoins, comme je ne suis pas chez moi, que je n'ai pas d'argile, que j'ai forcé la veille et que mon pied est bien gros, je décide d'aller aux urgences vérifier que je n'ai pas aggravé mon cas. Ma sœur cherche dans le camping si quelqu'un pourrait nous y emmener. On fini par trouver un couple qui va dans la direction opposée mais qui nous déposent au bourg le plus proche. Là, une adorable vieille dame me prend sous son aile et me propose son bras pour monter dans le bus. « Poor lass ! » me lance t-elle alors que je lui raconte mon histoire. Elle m'indique un siège et demande au conducteur de me faire un arrêt près des urgences plutôt que me laisser marcher à partir du terminus. Le bus se rempli peu à peu à chaque arrêt et les paysages sont splendides. Reste qu'on voit l'autre entrée de Glen Coe et que ça me rappelle mon coup de malchance. Tout à coup, le bus se rempli d'une myriade de personnes âgées « Une maison de retraite ? ». J'hésite à me lever mais ma douleur dans le pied me rappelle que je n'arriverais pas à tenir debout durant le reste du trajet.

Depuis le bus

Pendant que j'attends mon tour aux urgences, ma sœur tente d'aller acheter de l'argile. Elle revient en me disant qu'on l'a regardée avec de grands yeux lorsqu'elle a dit qu'elle en cherchait pour une cheville blessée... et que la seule chose qu'elle a réussi à avoir c'est de l'ibuprofen en pommade. Bon. Au bout d'une heure trente, une jeune et adorable femme que je suppose être une interne en médecine (ou une infirmière?) vient me chercher. Elle me tripote le pied mais ne trouvant rien de probant demande au médecin, jeune et au regard pétillant, de venir voir. Re-tripotage de pied, visiblement je n'ai rien de bien méchant. Il me demande d'où je viens, je réponds de Bretagne et il me dit qu'il a pris des bretons en stop quelque jours auparavant (nda : les bretons sont partout). Il me demande comment est la Bretagne « As green as here but with less highs ? ». Pendant ce temps, ma sœur discute avec un certain James qui s'est aussi fait une entorse. Il lui apprend que le conducteur du bus lui a dit qu'à cette période de l'année, il déposait quotidiennement au moins une à deux personnes aux urgences. Je suis donc loin d'être un cas isolé. Pour une fois dans ma vie, je repars des urgences de bonne humeur : c'était gratuit, le personnel médical était hyper sympa et j'ai des poches de glace.

A l'arrêt de bus, je croise un conducteur qui me regarde claudiquer « Let me guess, West Highland Way in Loch Lomond » Je lui souris et lui réponds que non, c'était juste avant les Devil's staircase. Il ouvre de grands yeux et se demande comment j'ai fait pour marcher ce tronçon dans cet état. Il ajoute que le problème c'est que de nos jours les jeunes n'utilisent plus les bonnes vieilles chaussures de randonnée en cuir. De retour au camping, on fait le point et on réfléchi à comment on planifie le reste du séjour. A l'origine nous devions rester deux nuits dans ce camping, pour caser une journée « exploration de la vallée de Glencoe » entre nos deux journées de rando sur la WHW. Là c'est clairement fichu. Cette journée est déjà bien entamée, le lendemain je ne risque pas d'aller crapahuter où que ce soit. Il fait beau, l'endroit est isolé mais sympa, on décide donc d'attendre le vendredi en espérant que je sois suffisamment opérationnelle pour bouger. On élimine aussi la randonnée du samedi – 25 km – et on la remplace par du bus. On propose plusieurs hypothèses pour le vendredi et on fini par s'arrêter sur un Fort William > Arisaig en train le vendredi (pour passer sur le viaduc de Glenfinnan) et un Arisaig > Fort William en bus le samedi.

Au camping

Au camping Au camping

Au camping Au camping

Au camping

Le lendemain mon pied a légèrement dégonflé et je boite plus aisément. La poche de froid fait beaucoup de bien. Pendant que mon frère et ma sœur vont explorer les environs (ils reviendront avec des coups de soleil, des tiques et quelques anecdotes), je profite de ce repos forcé pour dessiner. Je regarde les monts « et dire que derrière se trouve Glen Coe... » « Et dire que nous devions marcher de ce coté » J'écoute les bruits de la nature, j'observe un envol de canards, je pense à l'âme des montagnes et je n'arrive pas à me décider si ce très beau temps (il fait 26-27°C, il n'y a pas de vent) leur fait honneur ou pas.

Tout à coup, quelque chose sur ma jambe. Révélation : je n'avais encore jamais vu de tiques «  vides » ou « en action ». Okay, c'est le mal, mais finalement je les trouve adorables lorsqu'elles se déplacent. Je suis donc toujours aussi terrifiée à l'idée d'attraper la maladie de Lyme, mais on pourra dire que le séjour écossais m'aura permis de les « animaliser » et de voir autre chose qu'un truc gris géant / un point noir microscopique. Si elles n'étaient pas porteuses de maladie, je crois même que je les préférerais aux fourmis tiens.

Mon dessin est une catastrophe, je vais lire sous l'arbre. Deux canards se baladent tranquillement ♥ Au retour du frère et de la sœur, on joue à des jeux de mots, puis, voyant les midges arriver, on prépare tôt à manger. Heureusement que des voisins de campings nous ont laissés leurs provisions avant de quitter les lieux car la vision « repas de camping » de mon frère et ma sœur me désespère : porridge, conserves de haricots rouges, petits pois et pommes de terre et ketchup, miam ! Je me promets que c'est la dernière fois que je les laisse faire des courses.

Au camping

Au camping Au camping

Au camping

Au camping

(à suivre...)

Posté par ElanorLaBelle à 08:46 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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jeudi 7 février 2019

Ecosse ✾ “ De la brume, une entorse et un défi ”

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22 Mai 2018
Sur la West Highland Way (16km)

La nuit fut rude pour moi, le sol étant glacé. Petite récompense au réveil en apercevant ces montagnes à demie cachées par la brume et recouvertes de quelques restes de neige. On remballe nos affaires avec moi qui peste parce qu'on met beaucoup trop de temps « et qu'on a plein de kilomètres à marcher, on va pas partir à midi non plus ! Et regardez, les autres ils ont tous déjà remballés et partent ! ». Je pense notamment à ces trois germanophones que l'on croyait être du même groupe, mais qui ne semblent en fait ne s'être liés que pour la soirée/matinée, car ils partent chacun de leur coté. D'abord le blond habillé en camouflage et dont la tente une place ressemble à un cercueil, puis la jeune femme toute de noir vêtue et celui au sac à dos orange. On fini (enfin) par partir et je suis toute excitée de me dire « Putain, putain ! Je suis dans les Highlands ! Après le rendez-vous manqué d'il y a huit ans, je réalise enfin mon rêve de gosse ». Je suis hyper motivée pour les kilomètres qui nous attendent vu les paysages dans lesquels on se trouve. Sauf que.

Au bout d'1,5km, ma sœur me dit en riant que le randonneur au sac à dos orange qu'on a presque rattrapé est peut être mon âme sœur parce qu'on a les mêmes couleurs sur nous. Je lève la tête pour voir, je trébuche et là le drame : je sens le combo de l'entorse, sueurs/bourdonnement dans les oreilles/nausée. J'ai mal sans avoir mal, comme lorsqu'on se « tord » la cheville sans gravité. Mais je SAIS que l'entorse elle est là. Je pleure devant l'injustice : attendre quinze ans pour se faire une entorse au bout de 1,5km le premier jour. Sérieux ?!

« Nan, Nan, c'est hors de question ! » Mon frère et ma sœur proposent de porter mon sac en plus du leur et je décide de n'en faire qu'à ma tête : ce parcours, je vais le faire tant que je le peux. « De toute manière, quoique tu fasses, demain tu seras coincée dans la tente, autant en profiter maintenant. Et puis, si tu arrives à marcher c'est que c'est pas si grave non plus.». Je claudique donc derrière eux, lentement, en essayant de poser mon pied gauche le moins possible. Ma sœur insiste pour que l'on s'arrête à la prochaine maison. La vieille dame qui nous ouvre nous dit d'attendre dans le salon le temps qu'elle aille chercher de la crème antidouleur et un bandage. On laisse traîner nos yeux autour de nous et on tombe sur un livre sur Trump. Charmant. On entame la discussion avec cette dame qui s'obstine à m'appeler Gisèle et ma sœur Cecilly et qui nous explique que le prochain (et seul) arrêt de bus sera juste avant les « devil's staircase » qui ne sont pas si horribles que ça selon elle et que si je me sens capable de monter, ensuite ça descend tranquillement. On la remercie et on repart, moi en boitillant, ma sœur avec mon sac à dos en plus du sien. Les cinq kilomètres suivants se feront avec des haltes où mon frère et ma sœur se refilent mon sac et où je me repose un peu. Arrivés devant ces escaliers du diable, on fait rapidement le point et on se décide à tenter le coup : ils arrivent à gérer mon sac, j'arrive à gérer ma cheville – et, on va être honnête, on veut tenter le défi.

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De mon coté, la côte se fait plutôt bien. Bien sûr, je m'arrête régulièrement. Mais en vrai, c'est davantage parce que je ne suis pas sportive que parce que j'ai mal. Je me retourne régulièrement pour profiter de la vue : c'est beau. Du coté de mon frère et de ma sœur, la montée est plus rude, alourdis qu'ils sont d'une dizaine de kilos. J'arrive la première au sommet, avec une pointe de culpabilité. Pause-thé non loin d'une famille de trois personnes « Tu penses que c'est quoi leur nationalité ? » « En tout cas, ils parlent allemand, comme les 2/3 des randonneurs croisés jusqu'alors.»

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On repart. Le sentier a un dénivelé négatif. Et je réalise que c'est bien ça le problème : tant que ça monte, je gère, mais dès que ça descend c'est compliqué. Mais il est trop tard, je ne me vois justement pas redescendre par le gros dénivelé, tant pis, allons jusqu'au bout. Durant les huit kilomètres suivant, je ne fais que contrôler mes pas sur ces sentiers plutôt boueux, souvent rocailleux et quasi systématiquement en pente, parfois assez raide. J'échange quelques mots avec des randonneurs sur mon état, mon frère et ma sœur finissent pas entamer la conversation avec la famille – suisse, après les avoir croisés plusieurs fois, sur une montagne on voit des cervidés, je traverse un passage en travaux où le sentier n'est plus et a été remplacé par de grosses ornières boueuses et je fini en m'ajoutant un bon kilomètre de route parce que je me suis trompée dans le balisage.

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On se retrouve tous les trois, je me pose sur un banc pendant qu'ils achètent quelques provisions. Je vois les trois germanophones du matin sortir ensemble de l'épicerie : ont-il fait toutes les étapes comme ça, à savoir marcher en solo puis se retrouver à l'arrivée ? J'ai tout juste la capacité de me porter jusqu'à l'arrêt de bus pour aller au camping – qui, je le réalise, n'est pas du tout accessible à pied. Reste que le lieu est aussi splendide que sur les photos, qu'il n'y a pas d'emplacements matérialisés et que l'on peut donc se poser dans un vaste espace. Je file faire une douche « tant que je le peux » et je me pose, à la fois inquiète de mon état physique du lendemain, épuisée par la journée, mais satisfaite d'avoir réussi.

(à suivre...)

mercredi 6 février 2019

Écosse ✾ “ Une traversée, un voisin encombrant et de la purée ”

J'ai failli ne pas le faire ce compte-rendu, comme Prague en 2017, mais vu que l'Écosse est quand même un vieux rêve – et un très bon souvenir, je vais quand même écrire quelque chose*, même si ça date de près de huit mois maintenant.

Donc voilà, fin mai 2018, je suis partie en Ecosse en itinérance piétonne avec mon frère et ma sœur. L'organisation a été compliquée. L'idée de départ était un voyage solo en auberge ou en faisant de l'échange de services contre logement. Entre temps, mon frère et ma soeur se sont dit intéressés par le voyage. J'ai donc attendu qu'ils posent des jours - ce qui s'est fait au dernier moment. On est passé de voyage en auberge à voyage camping et on était à deux doigts d'arriver au camping sauvage quand j'ai dit "okay pour une nuit, mais je veux quand même des plans camping au-cas-où. Hors de question qu'on galère des heures à trouver un coin où dormir!". Vu que les horaires d'avion n'étaient pas du tout pratiques/pas économiques, notre voyage s'est doté de notre spécialité: les longs trajets.

La traversée de la Manche

20-21 Mai 2018
Le voyage et Glasgow

Nous sommes partis un dimanche matin de Saint-Malo pour prendre un ferry pour Portsmouth (neuf heures) pour prendre un car pour Londres (une heure trois quart) où nous avions une correspondance de nuit pour Glasgow (neuf heures?). Au contrôle d'identité, le douanier a tonné un "vingt-neuf ans!!!" choqué en se retournant vers son collègue et en lui montrant ma carte d'identité ("pas loin de trente" me suis-je sentie obligée de préciser, amusée par sa réaction). La traversée s'est faite tranquillement (en plus, on avait des provisions), le trajet jusqu'à Londres était rigolo (y'avait un écran qui diffusait la route. J'avais l'impression de jouer à Gran Turismo) et celui jusqu'à Glasgow était, comment dire.., spécial ?

Revenons quelques heures avant lorsqu'au milieu d'un délire en attendant le car à la gare maritime de Portsmouth, on imagine la situation où « tu te retrouves assise à coté d'un homme nu dans le car. Tu fais quoi ? ». Retour au car à Londres, où mon frère et ma sœur s'installent côte à côte. Je choisis une place près d'une fenêtre en espérant que personne ne vienne s'installer près de moi. Pas de chance, le car est plein et peu de temps avant de partir, un groupe de jeunes arrivent. Celui qui s'assois près de moi, a un fort accent du nord, ponctue toutes ses phrases de « fuck/fucking » et soupir de plainte toutes les deux secondes. Il pose un rouleau de papier toilette devant lui et se prend la tête entre les mains. Un bad-trip ? Ivre ? Des problèmes intestinaux ? Je n'aurais pas la réponse, mais au milieu de la nuit (lors de l'arrêt à Birmingham?), je m'aperçois qu'il est en caleçon (et qu'il semble toujours être dans le mal). Quarante-mille « fuck » plus tard, nous voilà arrivés à Glasgow – et la journée débute par une grosse tranche de rire lorsque j'explique que nous n'étions pas loin d'avoir vu juste à Portsmouth.

(nda: le Londres-Glasgow, c'était un peu un retour sur mes traces. Même que j'ai reconnu l'endroit que j'avais pris en photo au tout petit matin, celui où j'avais ouvert les yeux sur un paysage vallonné baigné de soleil)

Première étape : trouver une carte de la ville, recharger nos téléphones et prendre un café. On réussi vite cela en trouvant un starbuck juste à coté de l'office de tourisme. On prépare notre journée (notre bus est en fin d'aprem) en regardant la carte de la ville. On décide de prendre un ticket journée de métro « pour plus de simplicité », on s'aperçoit que les rames de métro sont non seulement hyper mignonnes avec leur design tout en rondeur (j'ai l'impression d'entrer dans une maison de hobbit) mais qu'en plus le métro à la particularité d'être circulaire. Je tiens absolument à aller à la Necropolis, ma sœur veut aller au jardin botanique, mon frère visiter une église où se trouve des pierres taillées médiévales. A chacun ses priorités lorsqu'on visite une ville. Les musées sont gratuits ? On ajoute la visite du RiversideMuseum (Musée des transports) à notre liste de visite, et nous voilà partis.

Statue de Mary Barbour

Riverside Museum Riverside Museum Riverside Museum Riverside Museum

Riverside Museum Les jolis billets de banque

Les jolis billets de banque

Jardin botanique Jardin botanique

Vue depuis le cimetière

Glasgow Necropolis

Glasgow Necropolis

Le trajet de Glasgow vers notre point de chute pour le soir est plutôt agréable : on sent qu'on entre dans le vif du sujet. Un peu avant d'arriver, la pluie s'invite. « Zut ! Ça va pas être pratique pour la tente ça. » On renfile le kway, on part se renseigner à l'accueil, on monte la tente en quatrième vitesse et je me félicite d'avoir emporté de la purée en sachet : c'était censé être notre repas de secours, mais un plat chaud et rapide était exactement ce dont on avait besoin à ce moment, vu qu'on ne veut qu'une chose, dormir.

Near Glencoe Ski Resort

 

(*et on en arrive à une série de pavés)

(à suivre...)

Posté par ElanorLaBelle à 10:10 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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lundi 4 février 2019

Dans mon jardin / Décembre 2018 - Janvier 2019

J'ai perdu l'habitude de photographier le dehors, surtout "en saison". L'été, je suis trop occupée et pas souvent dans le jardin. L'hiver, j'oublie souvent de prendre un appareil - et comme c'est boueux et qu'il faut mettre/remettre ses bottes, je me dis souvent "on fera ça demain, y'aura pas beaucoup de changements de toute manière". Et puis faut dire aussi que c'est nettement moins palpitant qu'au printemps ou en automne. Si en décembre je n'ai pas beaucoup été là / il a fait mauvais / j'étais épuisée, en janvier, j'ai pris l'habitude d'accompagner mon père le matin pour emmener les animaux, le soir pour les rentrer. Outre le fait que je me suis dit que ça ne pourrait que me faire du bien de profiter de l'air et de la vraie lumière (cf: mon bilan de janvier), c'était aussi l'occasion d'habituer les animaux à ma présence - si je veux gardienner la maison efficacement mieux vaut. Reste que l'extérieur n'est pas palpitant: les arbres sont nus (pour la plupart), l'herbe est rase, il n'y a eu que très peu de jours de gèle, ce qui aurait pu donner un peu de nouveauté. Il y a bien eu quelques tempêtes en cette fin de mois, mais capturer ça en photo c'est une autre affaire.

Décembre-Janvier (13)

Décembre-Janvier (17) Décembre-Janvier (18)

Décembre-Janvier (19)

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Posté par ElanorLaBelle à 05:01 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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