Confidences autour d'un thé... (ou d'un café)



jeudi 16 mars 2017

n°40 ✓ Visiter le château de Versailles

Au moment où je me prépare pour un nouveau voyage hors saison (je devrais créer une catégorie "voyagez en hors-saison" tellement la plupart de mes escapades se font entre octobre et mars) quelques photos souvenirs de mon premier passage au château de Versailles en Novembre dernier.

Le château de Versailles, je n'y étais donc jamais allée et c'est sur un coup de tête que j'y ai finalement mis les pieds fin novembre. Je ne savais pas quoi faire de mon jeudi qui s'était tout à coup vidé. Et là, sur le panneau en gare j'ai vu "direction Versailles". Alors malgré le temps grisâtre j'y suis allée. Après tout, si les conditions climatiques n'étaient pas idéales, au moins je ne risquais pas d'avoir trop de monde une journée de fin novembre pas forcément lumineuse. Effectivement, j'ai clairement vu le domaine pas au mieux de sa beauté - l'automne se terminait, la nature était clairement en mode sommeil avancé, mais j'ai pu profiter de salles peu encombrées et de vrais moments en solo, moi, les arbres, les allées et les vieilles pierres.

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Posté par ElanorLaBelle à 06:59 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [5]
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mercredi 8 mars 2017

Dans mon jardin en Février / 2017

Toujours pas de nouveau nom pour cette catégorie élargie, qui pourtant devrait en avoir un surtout en ce mois où le coté berger revient et donne de fait moins de validité à cette dénomination. Il a fait plutôt beau durant la première partie du mois mais ça s'est bien dégradé sur la fin. Il y a eu des naissances chez les animaux, mais aussi de la mortalité (il ne reste que deux poussins sur cinq, et un des deux agneaux est mort). On sent que la nature se réveille, quelques bourgeons sont sur les starting block, mais à cause de la pluie de fin de mois (et de début mars), la boue est revenue et le temps n'est plus très printanier.

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mardi 7 mars 2017

Les charmants / Février 2017

On continue donc les petits bilans mensuels déséquilibrés, avec une place plus grande donnée aux bons moments qu'aux mauvais (n'imaginons pas que tout est beau et joyeux mais essayons de voir le verre à moitié plein quand même), avec le plus court mois de l'année. C'est parti.

Février

(sans ordre de préférence)

fevrier

Aller voir la retransmission au cinéma de Rusalka du MET. Forcément différent de voir la représentation en vrai, j'ai quand même beaucoup aimé, à la fois pour l'opéra en lui-même, mais aussi pour tous ces détails sur les costumes, les décors, le maquillages, les expressions et les coulisses que la version filmée permet de voir.

M'apercevoir que j'ai de nouvelles habitudes lorsque je vais à Rennes et que marcher le long des quais en fait partie (et observer les mignons canards aussi)

Suivre l'ambiance et faire moi aussi ma gameuse en enchaînant des parties de SimsCity et de Seeker Notes sur la tablette, tout en buvant du thé dans une tasse Superman et en mangeant de la pizza industrielle.

Par un dimanche gris et pluvieux, m'habiller toute colorée, détonner dans le paysage et surprendre plusieurs regards interrogatifs.

Préparer un colis sur la thématique "Joyeux anniversaire Harry" pour l'anniversaire de ma soeur. Passer beaucoup de temps à préparer un mini-livre dont vous êtes le héros, dont le déclic pour l'histoire de base a été de regarder le trailer de la masterclass de Hans Zimmer (voilà, maintenant dès que je vois mon frère il me ressort des extraits de ce truc qu'il m'a fait découvrir et on explose de rire)

Recommencer à marcher dans la nature plusieurs fois par semaine (surtout en début de mois parce que là, vu le temps, comment dire...)

S'amuser à faire des dégradés de couleurs avec les tranches des anciens livres de poche lors du tri de la bibliothèque.

Traverser différents parcs et voir que la nature se réveille petit à petit - hâte au printemps!

Replonger dans mes notes muséo, notamment mes coups de coeur peinture de l'exposition "Creating History: stories of Ireland in Art" par exemple, le Listed for the Connaught Rangers: Recruiting in Ireland (1879) de Lady Elizabeth Butler.

Mais aussi, lire avec plaisir cette BD de Mélaka et Reno sur l'Avenir en commun (j'ai toujours trouvé que mettre en image - avec de l'humour - des idées politiques, c'est très très bien)(il y a des points de ce programme qui me chiffonnent, d'autres qui me plaisent beaucoup, mais je dois dire qu'objectivement, le boulot fait sur les livrets du programme et la com' est super bon, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, je trouve qu'il y a un vrai fil conducteur - sur le fond et sur la forme), deux naissances de moutons le jour de l'anniversaire de ma soeur, un petit déjeuner avec la Choukette que je n'avais pas vue depuis des lustres, redécouvrir "Les moutons" de Matmatah (souvenirs d'ado), manger de la Haagen-dazs au brownie en regardant le premier épisode de la classique mais sympathique série The Halcyon, recevoir un mail de J. qui me fait découvrir plusieurs personnalités du monde culturel tchèque des 19e-20e siècles, voir deux films oubliables avec A. mais glousser comme une dinde (et manger du pop-corn), avoir un vrai coup de coeur pour Miss Sloane alors que j'y suis allée "comme ça" parce que j'aime Jessica Chastain et Mark Strong et pour LalaLand alors que je lui trouve pleins de défauts.

 

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Et pour la touche réalité, parce qu'il y a des moments où ça va moins bien: avoir déjà la nostalgie de ma semaine passée en Irlande en écrivant les billets sur le sujet, la mort d'un des bébés mouton le lendemain de sa naissance, être très très fatiguée, effacer par erreur SimsCity et donc ma partie alors que j'y jouais quasi quotidiennement depuis novembre (et voir un immeuble qui ressemble comme deux gouttes d'eau à ceux du jeu par la fenêtre de l'appartement de mon frère, deux jours plus tard. La blague), avoir très peur lorsqu'au milieu de la nuit j'ai entendu un cri étrange venant probablement d'un rapace (mais c'était peut être l'homme-chevre ou un loup garou ou un vampire)

mardi 21 février 2017

Irlande ✾ Dublin en Décembre

En décembre, je vous avais montré quelques instantanés de mon voyage dans la région de Dublin (ici, , et encore et ) voici la version plus complète.

J'étais pleine d'appréhension en préparant ce voyage. J'ai choisis la région de Dublin pour une raison toute bête: ma soeur y vit cette année et c'était le déclic qu'il me fallait pour me pousser à franchir la frontière irlandaise. Oui, parce que si vous me suivez depuis un moment, vous savez que lorsque je vivais au Royaume-Uni (en 2010 donc) je m'étais dit que j'irais faire un coucou aux voisins. Je n'y suis pas allée et je me suis naïvement dit "l'Irlande, il suffit de prendre le bateau, c'est super simple, je me cale une semaine à un moment donné et zou!" - réflexion d'autant plus logique à l'époque que j'étais une étudiante qui je ne jurais que par les voyages sac à dos à l'arrache. J'ai donc mis plus de six ans pour concrétiser cette envie. Bref.

Outre le fait que le voyage que j'avais choisis avait tout pour me stresser, c'est aussi le fait que durant les préparatifs, d'après les infos glanées sur internet et quelques conseils, deux points ne m'incitaient guère à l'optimisme: décembre était décrit comme la pire période de l'année pour visiter le pays et la région de Dublin comme un secteur qui valait au mieux deux jours de visite. J'y étais pour six. Gros coup de stress: qu'allais-je faire durant ces six jours de décembre ?

Ville à taille humaine qui permet de faire beaucoup de choses à pieds, balades architecturales, temps plutôt au beau (j'ai eu de la chance pour un mois de Décembre, j'avoue), au final, j'ai beaucoup aimé ce séjour et il a eu un goût de trop peu. Je me suis promis d'y retourner - lorsque j'irai visiter d'autres coins d'Irlande ;)

Note: Et donc j'ai une capitale de plus dans ma liste!

Henrietta St.

Quelques aspects pratiques de mon séjour


S'y rendre sans prendre l'avion: En saison (environ d'Avril à Octobre) il est possible de faire Roscoff – Cork (Britanny ferries) ou Roscoff – Roslare (Irish Ferries) en ferry. Hors saison, hormis un départ de Cherbourg, ce n'est pas possible de relier la France à l'Irlande via la voie maritime. J'ai donc choisi de passer par le Royaume-Uni. A l'aller, j'ai fait une escale à Paris puis suis partie en car : Paris-Londres de nuit, puis Londres-Dublin la nuit suivante. Il est aussi possible de faire Londres-Dublin en train pour un peu plus cher, mais j'ai loupé ma correspondance donc j'ai du faire une croix sur cette option. Au retour, c'est à Londres que nous avons fait une escale pour un voyage Dublin-Londres en car, puis Londres-Portsmouth en car et un trajet de nuit en ferry Portsmouth-St Malo.

Mon logement: On m'avait conseillé Abbey Court qui est visiblement une bonne auberge de jeunesse, qui plus est parfaitement bien située. Mais les disponibilités étaient limitées. J'ai suivi le conseil de ma soeur et suis allée loger à l'International Youth Hostel de Mountjoy Street. J'ai encore un peu stressé lorsqu'on m'a dit que le nord de O'Connell Street était un peu craignos le soir, mais finalement, l'auberge n'est pas si excentrée que ça et je ne me suis jamais sentie en danger. Là encore, j'ai été chanceuse: la moitié de mon séjour, nous n'étions que deux dans un dortoir pour 6 - et ma colocataire éphémère était très sympathique. En plus, j'étais au premier étage et j'ai donc eu accès à la wifi alors que théoriquement, il n'est accessible que dans les lieux communs. Point + : le petit déjeuner compris. Point - : l'équipe de ménage qui passait dans la salle de bain vers 9h, juste lorsque j'y allais. Au troisième jour j'ai donc adapté ma routine à ce désagrément. Après, pour 15€ la nuit, c'était tout à fait correct comme auberge.

Collins Barracks

Ce que j'ai aimé


  •  Utiliser le DART, (avec les musiques de Sing Street dans mon MP3), ce train qui dessert Dublin et sa banlieue, pour explorer la façade maritime. Au nord, une escapade à Howth. Au sud, profiter de la vue sur la baie et aller marcher sur la digue de Dun Laoghaire (et visiter l'étrange salle 14 de son cinéma ;) descendre jusqu'au comté de Wicklow pour marcher de la ville de Bray à celle de Greystones et monter en haut du Bray Head.
  • Visiter les musées gratuits de la ville. Coup de coeur pour le Musée National des Arts décoratifs et d'Histoire, avec ces objets de la vie quotidienne qui racontent tout un pan de l'histoire du pays, cette exposition The way we wore sur le rapport que nous avons avec nos vêtements (et l'évolution de ceux-ci au fil des siècles) et celle sur l'histoire militaire irlandaise, le tout situé dans une ancienne caserne ♥. J'ai aussi aimé le Musée National d'Archéologie, ai apprécié de pouvoir apprendre des noms d'animaux en anglais et en irlandais au Museum d'Histoire naturelle mais je n'ai que moyennement apprécié la National Gallery of Ireland - même si à ce moment là il y avait cette exposition temporaire retraçant une partie de l'histoire irlandaise à travers la peinture et que j'y ai trouvé de nouveaux tableaux chouchou.

  • Marcher dans les différentes époques de la ville grâce notamment à ces sentiers thématiques, disponibles en version papier un peu partout mais aussi en version numérique : ma camarade de chambrée avait pris cette option, j'avais opté pour les prospectus papiers trouvés dans les musées (la communication de Dublin autour de son patrimoine et de ses activités est très bonne). 

  • Prendre un goûter à Queen of Tarts (Cows lane, Dame Street, Dublin 2) ce mignon salon de thé aux accents vintage et manger des veggie burritos, tout ce qu'il y a de plus irlandais on est d'accord, à Pablo Picante (merci Etcetera pour ces adresses!)

  • Quitter un peu le bord de mer et découvrir l'intérieur du comté de Wicklow en faisant une escapade à Glendalough.

  • Boire des pintes de Guinness (forcément!) dans différents bar, notamment celui où Gerard Butler chante dans Ps: I Love you (oui, bon, je sais)

  • Aller acheter mes timbres à la Poste centrale qui a un coté délicieusement vintage et qui était à ce moment décorée pour Noël
  • M'arrêter dans différentes librairies et petites boutiques.

    (la prochaine fois, on vise la Chester Beatty Library, la bibliothèque de Trinity College, Phoenix Park, les jardins botaniques et Malahide - et on essaye le vert pour changer du doré ;)

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Le long de la Liffey

Le long de la Liffey

Le long de la Liffey  Four courts

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Collins Barracks

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Stephen's Green shopping centre

Dun Laoghaire Dun Laoghaire

Dun Laoghaire

Dun Laoghaire Dun Laoghaire

St Audoen's Catholic Church St Stephen's Green

St Stephen's Green

National Museum of Archeology Poste centrale

Posté par ElanorLaBelle à 07:51 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [1]
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Irlande ✾ De Bray à Greystones

Dans mon idée d'explorer les alentours, ma soeur m'a proposée de faire une balade qu'elle avait déjà fait Bray <> Greystones. Ce sentier longe la mer et la voie ferrée sur les six kilomètres qui séparent les deux villes. On était parties pour faire juste un aller et rentrer par le DART (Greystones est un terminus de ligne) mais finalement on a fait l'A/R et on a même poussé jusqu'à monter en haut du Bray Head, ce promontoire surplombé d'une croix qui offre un panorama magique sur les hauteurs d'un coté et sur la mer de l'autre. 

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Pratique: Sur la ligne du DART au sud de Dublin, terminus Greystones.

Posté par ElanorLaBelle à 07:29 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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Irlande ✾ Howth

Howth m'avait été fortement conseillée et c'est vrai que cette presqu'île est très jolie. Il est vrai que ça n'est pas très exotique pour moi qui vit à coté de la mer, mais comme on le disait avec ma soeur dernièrement "des côtes accidentées par les assauts de la mer, des pierres levées et des landes, on ne peut pas s'en lasser, si ?" (et c'est pour ça qu'on prévoit d'aller en Cornouailles)(ça et parce qu'à force de regarder Poldark ça donne envie)(et que c'est "juste" en face de chez nous). On a fait ça un peu en express le dernier jour, j'ai quelques scrupules de n'avoir pas fait la grande boucle d'autant plus qu'il faisait beau.

Note: Les vagues me semblaient énormes alors qu'elles ne s'écrasaient pas spécialement contre la parois rocheuse. Nan, j'avais juste cette sensation d'être en pleine mer. Je ne pensais d'ailleurs pas que ça se verrait sur les photos, mais si. Effet mer d'Irlande ?

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Pratique: Sur la ligne du DART au nord de Dublin, terminus Howth.

Posté par ElanorLaBelle à 07:02 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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Irlande ✾ Glendalough

Visiter les montagnes de Wicklow était en haut de ma liste lorsque j'ai su que ma soeur allait vivre un temps du coté de Dublin - et que forcément j'allais lui rendre visite. Donc lorsque j'ai prévu mon voyage, bien que la saison n'était à priori pas la meilleure pour visiter ce coin, j'ai tout de suite casé une escapade là-bas dans mon programme. Sauf que je n'avais pas prévu que ce serait si complexe d'y aller en étant piéton. Sauf que je pensais pouvoir trouver une auberge sur place pour y rester plus longtemps ce qui ne fut pas le cas. On a donc fini par aller à Glendalough, par le seul moyen que nous avions, à savoir un A/R dans l'après midi, une arrivée à 13h pour un départ à 16h30. Autant vous dire qu'on avait des doutes quant au fait de profiter du temps passé là-bas. Finalement, ce fut court, mais pas tant que ça. Oui, on a regretté de ne pas avoir le temps de faire cette super longue rando sur les hauteurs. Oui, on était déçues de ne pas aller sur les traces du tournage de Vikings. Mais c'était quand même SUPER chouette. Déjà on a eu un beau temps d'automne (= tout était entre le gris chaud et l'auburn chaleureux), ensuite dans le panel de balades à choisir on a pioché celle qui non seulement n'attirait pas foule mais qui en plus nous donnait l'impression d'être dans le mordor (vous savez, cette scène dans LOTR où Frodon et Sam se cachent sous la cape qui ressemble à un gros rocher ?). Et puis tout simplement c'était beau. Alors même trois heures là-bas c'était génial ♥

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Pratique: si comme moi vous ne vous voyez pas conduire à gauche, une compagnie de bus permet de joindre Glendalough à partir de Dublin (20€ l'AR) ou Bray (15€ A/R). En revanche, les horaires sont restreints.

Posté par ElanorLaBelle à 06:44 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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dimanche 12 février 2017

Swap "Voyage dans le temps"

Shermane a fait un billet très complet sur cet échange, tellement que je me suis posée la question de l'utilité de faire moi-même un billet. Plus qu'un véritable compte-rendu, ceci est donc davantage un complément.

Alors que je pensais de mon coté au tourisme balnéaire, Shermane partait sur l'Orient-Express. Outre la ligne directrice de ce swap "Le Voyage dans le temps", on se retrouvait donc toute deux sur une autre thématique, le voyage tout court, voir sur une troisième, l'époque choisie car finalement les belles heures de l'Orient Express coïncidaient avec celles du tourisme balnéaire - du moins ce tourisme dont je voulais parler.

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Source: ici

Pourquoi le choix de ce thème d'ailleurs ? J'ai hésité entre explorer une période qui m'est "familière" ou tenter de créer quelque chose sur une base qui l'était moins. J'ai un temps pensé au Moyen Age, avant de revenir sur la facilité, à savoir le dix-neuvième siècle. Assez vite, je me suis dit que les stations balnéaires pouvaient être un bon moyen d'englober différents aspects de la société: considérations hygiénistes, développement des transports, architecture, modes de vie, etc. Puis j'ai vu qu'une exposition avait lieu à la cité de l'architecture à Paris et je me suis dit que ce n'était peut-être pas une si bonne idée du coup... pour finir par faire ce sujet quand même (*bornée*). Je suis donc partie sur les stations balnéaires bretonnes, là encore simplicité et facilité, et ai donc légèrement décalé ma période chronologique pour englober les années folles.

Le contenu. Dès le départ, je voulais faire parler des personnages imaginaires de leurs séjours près de la mer. Mon père m'a soufflé que ce pourrait être bien de le faire sous forme de carte postales d'époque. Idée validée! J'ai fait une liste de mots clés qui évoquaient pour moi les stations balnéaires et qui devaient me servir de ligne directrice: casino, hôtel, transport, architecture, mode, plage, vertus curatives, pittoresque, etc. J'étais confiante - un peu trop car quand est arrivé le moment de transformer ces mots en objets, j'ai eu plusieurs soucis. D'abord ma première idée n'était pas viable. Ensuite, la boutique où je comptais acheter la plupart de mes objets était fermée durant... un mois! Du coup, j'ai gardé les mots clés et j'ai du revoir mon organisation. Deux regrets: ne pas avoir réussi à parler architecture balnéaire et ne pas avoir pu trouver un objet reprenant les merveilleuses publicités des chemins de fer - à défaut j'en ai imprimé quelques unes sur papier. Au final donc, j'ai choisi 7 thématiques que j'ai décliné en 7 paquets, chacun introduit par une carte postale (+ un bonus irlandais)

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De mon coté, j'ai reçu de la part de Shermane, outre un joli mot du chef de bord et une carte du voyage, deux tomes de l'Orient-Express des anciennes collections J'ai lu, ces poches aux pages bordées de rouge , un Connaissance des Beaux-Arts qui m'a l'air super intéressant et qui renferme en plus de belles images, un thé aux épices qui m'a donné quelques frayeurs lorsque j'ai vu qu'il était aux épices, mais qui m'a rassuré lorsque je l'ai senti et que j'ai vu que c'était les odeurs d'amandes et de vanille qui dominaient. Thé goûté le jour même lors d'une randonnée sur les falaises. La clé USB d'agent secret: j'ai tellement eu du mal à la sortir du train que je me suis demandée si c'était véritablement une clé USB après tout ;) et un épisode de Doctor Who de la saison que je n'ai pas encore vue. Merci encore!

Encore un échange super plaisant, même si je regrette de m'être investie si tardivement dans l'aventure. Les swaps thémathiques, m'avaient définitivement manqués! Au prochain ?

Posté par ElanorLaBelle à 05:28 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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mercredi 8 février 2017

Au cinéma en 2017 / 1

La la Land, de Damien Chazelle ❤❤❤❤

Le contexte*: Un matin, où j'ai eu énormément de mal à me lever, mais où j'y vais quand même parce que c'est peut-être ma dernière chance de le voir en vost avec ma carte illimité et que j'ai vraiment envie de me faire un avis après ce que j'ai entendu/vu/lu dessus. Comme c'était impossible de passer à coté d'avis dithyrambique, j'étais allée voir préalablement pourquoi certains n'avaient pas aimé. Je me sentais prête pour à peu près n'importe quoi, il faisait beau dehors et c'était ma séance préférée, celle de 11h.

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Je suis allée le voir, non pas comme une comédie musicale, plutôt comme un drame romantique. La musique a une place importante, mais c'est surtout sur la première partie que le coté comédie musicale est vraiment présent. D'ailleurs, je crois que ce n'est pas forcément mes moments préférés. Pourtant, j'apprécie plutôt le genre - le fantasme d'avoir une bande-son qui rythme son quotidien, et les petits pas de danse qui vont avec (oui, j'avoue, je marche souvent en suivant la musique lorsqu'il y en a une. Un jour, je vais faire de mon quotidien un musical). Mais.

Le premier quart d'heure, m'a fait craindre le pire. J'ai tour à tour pensé à la scène des elfes chanteurs de Ella Enchanted, puis au « No life without wife » de Coup de foudre à Bollywood. Je me suis demandée si ça n'allait pas aller dans le sens des Disneys, où parler n'est pas une option. Ensuite, les moments dansés/chantés ont été plus mesurés, plus intégrés dans l'histoire, mais à chaque fois ils m'ont tenue à distance, comme s'il manquait quelque chose. Je ne sais toujours pas quoi d'ailleurs. Emma Stone et Ryan Gosling, ça fonctionne toujours aussi bien (surtout qu'ils ont tous les deux un potentiel d'emerdeur indéniable: la partie où il y a la musique "I ran" est magique de ce point de vue), les chorégraphies ne sont pas si mal dans l'ensemble et la bande-son est vraiment bonne. Le thème de Mia et Sebastian au piano est vraiment sublime, de même que le medley final, quant à « Start a fire » ça donne franchement envie de danser (par contre, je ne peux m'empêcher de penser que « Star a fire » fait très Eurovision, très « Tonight Again » de Guy Sebastian).

Et puis, il y a cette fin, cette fin qui m'a fait passer par différentes émotions suivant que je sortais de la séance, que je marchais dans la rue pour rentrer, que j'écrivais le brouillon de ce billet ou que j'y repensais dans le train en fin de journée. C'est d'ailleurs sans doute pour ce final que mon avis penche finalement vers le positif. 

Cette partie contient des informations sur le film (clic! pour cacher) 

Cette séquence alternative nous montre en accéléré ce qu'aurait été ce scénario s'il avait été réalisé durant l'âge d'or des comédies musicales hollywoodiennes. Seulement voilà, on est en 2017 et pas dans une comédie musicale des années 50, on oublie le happy ending classique. Cette séquence, celle la même qui m'a mise KO, m'a vraiment plu. Parce qu'elle est mignonne ? Parce que les thèmes musicaux du film viennent se fondre en un seul ? Parce que ça monte crescendo ? Parce que ça surf à fond sur les références aux années 50-60 ? Parce que c'est fichtrement mélancolique ?

Je suis sortie de la séance et j'ai envoyé directement un SMS à A. "Lalaland, la palme du film déprimant", heureusement que dehors il faisait grand soleil et que j'ai eu la chance de tomber sur une gentille boulangère puis une gentille pharmacienne en allant faire mes achats avant de rentrer!

Cette partie contient des informations sur le film (clic! pour cacher)

Au départ, j'ai cru que j'étais déprimée à cause du fait que les deux personnages ne finissent pas ensemble. Mon coté d'éternelle amoureuse de l'amour était forcément déçue - même si, en étant honnête avec moi-même, je pense que j'aurais dit "ouais enfin bon c'est pas crédible" (parce que je suis aussi une aigrie de l'amour). Mais en y réfléchissant, j'ai réalisé que mon malaise venait d'ailleurs. D'abord le questionnement s'est insinué. Pourquoi, ensemble, ils ne pouvaient pas réussir leur rêve ? Parce que finalement, ils semblent chacun avoir réussi leur vie professionnelle et privée. Sans doute qu'ils étaient "juste utiles" l'un pour l'autre à un moment donné. Oh que c'est nul comme idée! Puis j'ai découvert qu'au fond, j'étais énervée, en colère. Je me suis sentie trahie par Mia/Emma Stone. Les deux persos ont atteint leur rêve, mais si Sebastian/Ryan Gosling semble être resté plutôt honnête vis à vis de lui-même, Mia/Emma Stone a quand même bien changé avec sa nouvelle vie d'actrice à succès: talons vertigineux, robe toute serrée, coté hautain et très prout prout. Elle ne semble pas malheureuse pour autant, mais j'ai eu envie de crier un grand non! Il est tout pourri en fait ton rêve Mia! Au final, je suis revenue vers la mélancolie, mais finalement je suis contente qu'ils finissent leur route chacun de leur coté ;)

Sur cette photo, R. Gosling fait très Noah dans N'oublie jamais

Notes diverses: J'ai renoué avec l'habitude que j'avais pris à Nottingham de prendre des notes durant la projection, à l'aveugle donc / Emma Stone ressemble un peu à un personnage Disney avec ses grands yeux / Sur la photo du dessus, Ryan Gosling me fait vraiment penser à lui-même en Noah dans N'oublie jamais.

Jackie, de Pablo Larraín ❤❤❤❤

Le contexte: Mon frère était au travail, on était dimanche, la bibliothèque n'était pas encore ouverte, je ne savais pas trop où me poser et il faisait froid et pluvieux dehors. J'ai choisi le film qui débutait le plus rapidement pour me mettre au chaud. 

Mon avis va être bien moins long: des baffes, des baffes, des baffes. J'ai trouvé ce film passablement long, Jackie parfaitement insuportable, l'ensemble plutôt ennuyeux. C'est drôle, l'affiche promotionnelle, qui est plutôt jolie je trouve, montre une Jackie/Nathalie Portman qui semble sympathique alors qu'elle est horriblement horripilante.

* Parce qu'un avis sur un film, je crois que ça dépend aussi de l'état d'esprit du moment où on l'a vu.

samedi 4 février 2017

Mon avis sur le revenu de base

J'ai tendance à peu parler politique en général, d'une part parce que j'ai cette (mauvaise) tendance à vouloir éviter tout conflits (et la politique est matière à conflits) d'autre part parce que je sais que je ne maîtrise pas toutes les questions et que je me sens démunie lorsque je débats avec quelqu'un. Pour autant, c'est un sujet qui m'a suffisamment fait sortir de mes gonds pour que je finisse par en parler - après tout la liberté d'expression, blablabla.

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Durant les primaires de la gauche, le pseudo débat sur le revenu de base universel m'a particulièrement énervée, surtout par le coté unilatéral par lequel a été abordé la question. Honnêtement, ça m'a vraiment mise hors de moi d'entendre et de lire des  "on va être un pays de fainéants", "nos jeunes ne savent plus ce qu'est le travail!" et, dans une moindre mesure, "il ne faut pas assister les gens, il faut leur redonner du travail!".

Plutôt que de tenter de voir ce que ça pourrait apporter, tout a été fait pour qu'on ne voit que les aspects pervers. C'est vrai, le revenu de base universel pose pas mal de questions pratiques: quel devrait être son montant ? comment le financer ? ne va t-il pas pousser à une dévalorisation du smic ? quelles devraient être les conditions ? (personnellement, mon avis sur la question est simple, aucune. C'est bien pour moi le but de la mesure, sinon ce serait un énième RSA-RMI), etc. Mais au-delà de tout ça, parler de revenu de base universel c'est questionner la notion de travail (j'avais déjà évoqué le sujet en 2015). Et je suis persuadée que c'est un débat qui a du sens dans notre société actuelle. Je n'ai rien contre le salariat, mais je suis aussi pour la liberté, pour le volontariat, pour le travail indépendant, pour les initiatives, et pour tout ça, un revenu de base accordé à tout citoyen sans conditions de ressources, est un préalable. De l'utopisme ? N'est-ce pas utopique que de penser que l'on va donner du travail suffisamment rémunérateur à toute personne ?

Voilà, moi, comment j'ai envie de voir les choses.

Avec un revenu de base, des projets jusqu'alors peu viables financièrement parlant, mais tellement vertueux pour la société et l'environnement pourraient s'épanouir. Par exemple, ces gens qui travaillent dans le maraîchage à échelle humaine, qui vendent leurs produits à des prix honnêtes, qui permettent à leurs voisins de se nourrir correctement, mais qui ne tirent pas un revenu suffisant de leur activité pour vivre. Par exemple, ces personnes qui veulent démocratiser la culture, qui créent et partagent, mais qui doivent mettre leurs compétences et leurs idées au placard car il faut bien qu'ils se nourrissent.

Avec un revenu de base, on pourrait peut-être aussi redonner un peu de pouvoir au travailleur. Je regardais ce reportage sur le recrutement récent chez PSA. Un "job dating" comme ils appellent ça chez Pôle Emploi, plusieurs épreuves pour décrocher le graal: une embauche comme intérimaire pour le montage du nouveau véhicule de la marque. Les profils sont différents, on ne demande pas de qualifications particulières, il faut juste se vendre en dix minutes d'entretien, faire des tests de culture générale et réussir à monter correctement et en un bon temps, une pièce quelconque. Donc ça, c'est le marché du travail aujourd'hui, un marché où l'employeur est roi, où il a tellement de candidatures qu'il peut faire son choix comme il veut. C'est pareil dans d'autres branches plus "qualifiées" où l'on te demande toujours plus. Le potentiel employé n'est clairement pas en position de force.

Avec un revenu de base, on pourrait peut-être aussi repenser le temps de travail salarié et, justement, permettre à ceux qui le veulent d'avoir un emploi. Il faut arrêter de dire des bêtises, on est une majorité à vouloir travailler. Seulement, il y a travailler et travailler. Est-ce-que nous voulons passer notre vie entière dans un emploi qui ne nous plaît pas et où l'on n'est traité comme une pièce interchangeable ?

Avec un revenu de base, on pourrait peut-être réduire ce paradoxe qui veut que nous vivions dans une société qui met en avant les individus, tout en fonctionnant par système de foyer. Lorsque madame ou monsieur travaille, le conjoint qui n'a pas de salaire, perd bien souvent son indépendance financière. La famille, le couple, la solidarité, sont pour moi des notions importantes. Ceci étant, je reste convaincu qu'une famille fonctionne dans ces liens entre individus: le je ne doit pas se perdre dans le nous.

(...billet ouvert...)