Confidences autour d'un thé... (ou d'un café)



mardi 27 septembre 2016

Saisonnalité des envies

Je ne vais pas encore vous parler de mon amour pour l'automne, je l'ai déjà très bien fait les années précédentes (je peux tout de même dire que ça va crescendo, parce que cette année, me baladant dans le jardin une journee lumineuse quoiqu'un peu fraiche, mon coeur a fait littéralement boom! lorsque j'ai réalisé que l'été se terminait et que, chouette!, l'automne débutait), je vais plutôt vous parlez des saisons.

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Même si elles sont de moins en moins marquées climatiquement parlant, je m´apperçois que je fonctionne définitivement de manière cyclique. A chaque saison, ses envies particulières ou plutôt à chaque saison un pan de ma personnalité qui s'anime.

Commençons par l'automne car nous y sommes. L'automne, c'est la période entre la rentrée des classes et Noël. J'ai toujours été curieuse et eu la soif d'apprendre de nouvelles choses. Alors même maintenant que je ne suis plus écolière-collégienne-lycéenne-étudiante, septembre et octobre riment avec découvertes. Je rempli mon agenda de rendez-vous culturels (expo, concerts, conférences, avant-première cinéma), je recommence à fréquenter les bibliothèques, j'envisage de suivre des cours en ligne, je débute de nouveaux carnets. C'est aussi la période où je réfléchi beaucoup et donc où j'écris beaucoup. Regain d'énergie intellectuelle en somme. Mais j'ai aussi furieusement envie de me balader dehors, d'accompagner le processus de mise en pause de la nature. Puis approche noël, et j´ai envie d'aller boire des boissons chaudes, de voir des films guimauves, de rester près du feu emmitouflée (selon un test, feu de cheminé est l'odeur de ma personnalité) de créer et de visiter des villes la nuit.

L'hiver doit être la saison la moins définie, j'ouvrirai l'oeil dès janvier pour voir ce qu'il en est. Ce que je peux dire, c'est que je perds de ma motivation automnale et que c'est le moment où le pourcentage de chance que je ne fasse rien est élevé. Je suis plus dans le projet que dans l'action.

Au printemps, après l'hibernation forcée, le dehors m'appelle. La campagne n'étant pas encore tout à fait praticable, je me plais aussi bien à me balader en ville, à flâner dans des parcs, à faire les marchés et à explorer de nouveau lieux, qu'à entreprendre les premières randonnées de la saison ou à travailler au jardin. C'est la période où je rêve de city-trip, de nouvelles escapades champêtres et de voyages à l'étranger.

Arrive enfin l'été, les températures qui augmentent, le sec qui se généralise (en principe). Je n'ai qu'une envie, fuir la ville, même si ça suppose très souvent avoir en échange une horde de touristes dans les pattes. C'est le moment de l'année où je suis le plus susceptible d'avoir un travail à temps plein, mais souvent aussi celui où je me retrouve en bord de mer. Je déserte très souvent l'ordinateur - blog y compris, pour privilégier les dvd ou les films à la télé. Envie de baignades, de barbecues, de randonnées, mais aussi la période où j'ai envie de lire de la fiction et où j'arrive à me poser vraiment pour le faire.

Et vous, vous fonctionnez aussi par saisons (consciemment ou non) ?


samedi 24 septembre 2016

Les charmants / Août 2016

Août a toujours été une période compliquée. Avec mon anniversaire en fin de mois et l'approche de la rentrée, août renferme pas mal d'angoisses et d'appréhensions, un véritable paradoxe lorsque l'on sait comment j'aime l'automne et comment j'aime beaucoup, beaucoup moins l'été. Reste que ce mois a toujours été un moment de transition et que les transitions c'est pas mon truc. Cette année, j'ai eu la « chance » de le commencer par des choses désagréables en cascade. Comme j'avais fini le mois précédent avec le moral au plus bas, j'ai naturellement craqué. Début Août fut donc une alternance entre larmes et envoi de messages positifs à mon cerveau du type équilibre des forces « Tiens le coup, c'est forcément parce qu'une chose merveilleuse va t'arriver par la suite. ». Pour l'instant, toujours pas de merveilleux ou d'extraordinaire, mais contre toutes attentes, un bilan de mois positif.

❝  Now keep your frocks clean, children! You must walk on your hind legs. Keep away from the dirty ash-pit, and from Sally henny penny, and from the pig-stye and the puddle ducks

The Tale of Tom Kitten

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1. Journée familiale à Port-Louis , « tradition » du mois d'Août à savoir se retrouver en famille et visiter un lieu qu'on ne connait pas. Cette année ça a failli ne pas se faire vu la difficulté à rassembler la famille, surtout, à trouver un moment où le frère allait être dispo. Ça a été un peu la course mais on a réussi à faire quasiment tout ce que j'avais prévu - je suis normalement plutôt exigeante (voir chiante) dans ces moments-là, mais j'ai étrangement l'impression que j'ai réussi à relativiser les choses. Serait-ce que je m'assagis ?

2. Visite du chateau de Tonquédec (et la rando qui va avec), là encore un truc qu'on devait faire à cinq mais qu'on a finalement fait à quatre.

3. Une rando-baignade, soit prendre le sentier boisé pour descendre à la plage, longer la-dite plage puis se baigner sous un grand soleil dans une mer très basse remplie de poissons (ce dernier détail n'était pas vraiment un charmant of course). Au final, environ 7 kilomètres dans les pattes, une grosse satisfaction de toucher l'eau après avoir marché sous le soleil, (oser marcher juste en short + maillot de bain) et un léger bronzage très bienvenu.

4. Soirée chez A., où on a fini par regardé Magic Mike XXL, un film plutôt oubliable, mais qui m'a quand même valu de bons fou-rires de part la présence de « Tarzan » mais surtout à cause de cette merveilleuse scène qu'on s'est passée je-ne-sais-combien de fois (mais comment fait-elle pour ne pas rire???)

5. Un anniversaire aux petits oignons avec un super gâteau de crêpes au dessin de chat, de beaux cadeaux et une jolie surprise au travail.

6. Victoire au bowling, totalement inattendue. J'ai joué une (deux?) fois au bowling dans ma vie, et je n'ai jamais été spécialement douée. Ça faisait près de quinze ans (si on omet les parties de wii) du coup j'appréhendais un peu: et si j'étais la plus nulle, de loin? Premier lancer, un strike. "Chance de la débutante" me suis-je dis. Sauf que j'ai enchainé les coups, définitivement pas sensationnels, mais suffisants pour prendre la tête du classement. Bon après, j'ai été punie de ma victoire (cf: mauvais moments du mois)

7. Quelques danses dans un fest-noz. Je n'y suis pas restée longtemps mais ça m'a fait plaisir ces retrouvailles avec le répertoire des danses bretonnes. Ça a rattrapé un peu le fait que je n'ai pas pu aller au fest-noz du début du mois, celui où j'avais pour une fois moyen de ne pas conduire après car logée sur place – et donc de boire des bières et du cidre.

8. Passer en express à Rennes, revoir des amies, échanger et bien manger, et le lendemain faire une petite virée dans le secteur de Tréhorenteuc.

9. Aller chez le coiffeur. Je suis comme les arbres, lorsque l'automne approche, j'éprouve ce besoin de couper mes cheveux. Cette fois j'avais décidé que ça se ferait avant mon anniversaire alors sur un coup de tête je m'y suis rendue durant la première quinzaine. Je me suis allégée d'un bon poids et n'était pas trop insatisfaite sur le coup. Bon maintenant, un peu plus d'un mois plus tard, ça a repoussé pas mal et je ne sais à nouveau plus trop quoi faire avec mes cheveux. L'avantage ? Je commence à pouvoir refaire des queues de cheval mais je peux aussi encore les garder détachés.

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Et pour la touche réalité, parce qu'il y a aussi des moments où ça va moins bien: la première lombalgie aiguë de ma vie au cours d'une partie de Laser Game prometteuse après avoir gagné la-dite partie de bowling, un ordinateur qui me fait défaut (heureusement les données sont sauves), sans voiture durant une bonne partie du mois (ce qui veut dire voiture de remplacement, puis période stop+bus, puis une twingo sans direction assistée et gourmande en essence. Août n'aura pas été le mois des économies en transport).

Posté par ElanorLaBelle à 11:42 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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jeudi 22 septembre 2016

Dans mon jardin en Août 2016

Je n'ai pas vraiment profité du dehors en Août. Entre le mauvais temps et mon dos, la première quinzaine ne fut pas très propice à mettre mon nez dehors et mes jours de congés de la seconde quinzaine, je les ai employés à faire des sorties. Du coup, le jardin... et bien je n'y suis pas beaucoup allée.

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mercredi 21 septembre 2016

Envies culturelles

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Adult Life Skills de Rachel Tunnard (2016)

Visiter l’exposition « Anatomie d'une collection » au Palais Galliera que je n'ai pas pu voir lors de ma dernière visite parisienne pour cause de fermeture exceptionnelle (en même temps, c'était un mal pour un bien parce que du coup j'ai découvert le Petit palais et surtout Carriès). J'ai jusqu'au 23 Octobre, ça devrait le faire.

Aller au Musée de la Marine parisien, parce que ma sœur m'en parle depuis un certain temps et que justement, le musée va bientôt fermer pour quelques années. (= autrement dit, aller à Paris)

Regarder des séries – cet été c'était diète: j'ai déjà commencé à regarder la saison 4 de Viking, mais il y a aussi la saison 2 de Poldark (!!), voir enfin la dernière saison de Fringe (je ne l'ai jamais terminée pourtant j'adorais cette série), Stranger things (pour A.), finir la saison 2 d'Outlander et peut-être commencer l'adaptation du Maître du Haut-Château ainsi que Indian summers ?

Lire ces livres offerts/achetés dernièrement

Visiter l'exposition Alphonse Guillot à Trévarez (toujours pas vue!) avant qu'elle ne se termine (16 Octobre)

Voir des films au Festival du Film britannique de Dinard, notamment This Beautiful Fantastic, au casting 4 étoiles, Adult Life skills, dont le sujet me parle et Prevenge , dont l'histoire me botte bien.

Aller à un des concerts de Lanvellec : cette année j'ai les moyens, mais c'est peut-être le temps qui va me manquer:)

Voir le Fantôme de l'Opéra au Théâtre Mogador, parce que même si ce n'est pas GB, c'est quand même une comédie musicale que je trouve merveilleusement belle musicalement parlant.

Posté par ElanorLaBelle à 10:19 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [4]
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jeudi 15 septembre 2016

Port-Louis

Vous vous rappelez, j'avais dit que cette année je visiterai Lorient pour ses 350 ans. Comme beaucoup de choses, j'avais reporté ça à plus tard. Puis est venue l'idée d'aller visiter le Musée de la Compagnie des Indes. Comme je tenais à réunir la famille à l'occasion de mon anniversaire, j'ai donc décidé de faire d'une pierre deux coups et d'aller dans le Morbihan. Finalement, pas de Lorient car la citadelle de Port-Louis (qui se situe à quelques km de la ville) se suffit amplement à elle-même pour un après-midi.

J'ai profité que Le Faouët était sur notre route pour proposer un arrêt à la Chapelle Sainte-Barbe que j'avais repérée lors de mes recherches sur les lieux de cultes bretons. Une chapelle aux dimensions surprenantes car elle paraît beaucoup plus massive de l'extérieur qu'elle ne l'est à l'intérieur. Cachée dans un « creux » au milieu des bois, on y arrive en descendant un majestueux escalier. Il faisait très beau ce jour-là et certains points de vue faisaient définitivement penser à un château de conte de fées plutôt qu'à une chapelle. Un très bel édifice, aussi beau que le promettaient les photos que j'avais entrevues sur internet. Certains qu'il y avait des balades à faire dans le coin, on s'est promis d'y repasser. Affaire à suivre...

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Après un passage à la gare pour récupérer mon frère, direction Port-Louis où nous avons déjeuné sur la plage près de goélands et de mouettes très intéressés par nos casse-croûtes.

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La citadelle de Port-Louis renferme en fait deux musées : celui de la marine avec deux expositions, le sauvetage en mer et l'archéologie sous-marine (avec de superbes maquettes en bois, répliques de navires du monde. Coup de cœur pour le caboteur Japonais) et Le musée de la compagnie des Indes. L'ensemble est super riche tant en informations historiques qu'en pièces de très belle qualité. En plus de ces musées, la citadelle en elle-même est à découvrir. A l'aide d'un petit fascicule ou de l'audio-guide inclus dans le tarif plein, elle se raconte durant une petite balade. A noter que l'audio-guide renferme également pas mal d'informations sur la rade de Lorient.

On est ressortis au bout de trois bonnes heures, très satisfaits de notre visite. On s'est même dit qu'on y retournerait bien pour voir les choses que les uns et les autres ont loupés (genre moi, toute la panoplie sur la médecine à bord d'un navire, avec outils pour amputer et tout)

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Citadelle de Port-Louis (Morbihan)
Tarifs: 8€ tarif plein (audio-guide inclus). Gratuités pour les demandeurs d'emploi et les jeunes de moins de 26 ans résidents de l'UE. 


lundi 29 août 2016

Le déni

 

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Depuis maintenant quelques jours j'ai un an de plus, mais je n'en ai pas l'impression. C'était un anniversaire étrange à vrai dire. Dès mon réveil, je n'ai pas eu cette sensation un peu bizarre que je retrouve aussi à noël, cette sensation que ce jour n'est pas comme un autre. Rien. Pourtant, cette journée fut rigolote et positive. La mise en scène de A. au travail, entre affichage d'un joyeux anniversaire couplé à une photo débile sur le tableau de la salle de repos et musique pour mon arrivée était magique. Tous les "Joyeux anniversaire" dit de vive voix ou reçus par sms m'ont fait sourire. Mon gâteau d'anniversaire (un gâteau de crêpes fait par ma soeur) était super bon (et beau) et mes cadeaux très bien pensés.

Mais au fond de moi, j'ai eu du mal à réaliser qu'on était le 27 Août - sauf lorsque j'ai écrit par erreur 27.08.88 à la place de 27.08.16. L'habitude.

Peut-être que c'est parce que ce jour-là je travaillais ? Parce que j'y pense depuis plusieurs semaines ? Parce que mes boites mail et lettres étaient quasi vides (même du coté de la pub) ? Ou alors c'est à cause de ce déni, de cet âge que je ne veux pas avoir. Oh, ce n'est pas le fait de "vieillir", pas du tout. Je dirais même que pour une fois prendre une année supplémentaire ne me dérange pas vraiment. Non, c'est vraiment ce nombre que je renie presque physiquement. Il y a un an, je savais déjà que je serais triste de quitter le joli 27 pour le mou 28, mais je ne pensais pas que que ça prendrait de telles proportions, que je serais dans un tel déni. Je sais que je n'ai pas le choix, mais mon cerveau refuse tout net de passer au chiffre suivant. C'est quelque chose qui ne m'est jamais arrivée et c'est très déroutant. Comme tout à l'heure lorsque A. a dit "on est allées boire du champagne pour ses 28 ans" et que mon cerveau a clairement dit non, que mon coeur a bondi et que ma bouche à failli faire un "beurk, non!". Voilà, après le 24, le 27 est fini.(En plus du coup je n'ai plus de carte jeune sncf)(double sanction).

Je n'ai pas encore trouvé le courage d'ouvrir ma lettre intitulée "28" ni de commencer à écrire celle pour mes 29. Parce qu'au moment où je vais le faire, je vais voir vingt-sept d'un regard extérieur et vingt-huit sera vraiment là (et puis aussi, je me rappelle vaguement qu'elle était déprimante cette lettre, alors bon, c'est pas tentant-tentant). Bref, je suis techniquement passée au nombre suivant, mais je m'y refuse encore.

 

vendredi 26 août 2016

Les charmants / Juillet 2016

Mieux vaut tard que jamais, voici les charmants de Juillet. A rebours, il a quand même fait soleil, même s'il a aussi fait frais et gris, et j'ai fait pas mal de choses sympa pour hésiter sur les neuf choses à choisir.

❝  I will get some worms and go fishing and catch a dish of minnows for my dinner

The Tale of Mr. Jeremy Fisher

Les charmants

1. Double feu d'artifice. J'adore les feux d'artifices et cette année ce fut double dose. Deux soirées sur la plage, deux soirées froides et un peu venteuses. Une première avec un petit feu de joie en guise de préambule et une grande plage clairsemée, une seconde avec une foule plus compacte.

2. L'hippodrome marin. Cette année, les courses hippiques sur la plage avaient lieu en Juillet. Et cette année, j'ai décidé d'aller voir ce que ça donnait en haut du Grand Rocher, cette hauteur de près de 90m qui surplombe la lieue de grève. Si on ne voit pas grand chose d'en haut, c'était surprenant de voir à la fois le parcours dessiné à force du passage des chevaux, mais aussi toutes ces voitures alignées sur le parking. 

3. La vallée des saints. Un lieu que je voulais visiter depuis quelques temps maintenant, poussée par ma curiosité. Pas du tout mon style de sculptures mais je salue l'originalité (nda: je vais essayer de faire un petit post dessus)

4. Les cerises! Petites mais divines! Une randonnée que l'on apprécie justement pour le fait que l'on peut se nourrir de cerises tout au long du trajet et cette année elles étaient particulièrement nombreuses et sucrées. Un vrai plaisir!

5. Prendre un apéro dehors. Un soir, j'ai eu envie de prendre l'apéro dehors alors je suis rentrée avec des olives vertes aux herbes et du rosé, chose un peu sacrilège: on boit du vin rouge, du blanc de temps à autre, mais du rosé, jusqu'àlors, jamais. La réaction première de ma mère fut d'ailleurs une grimace "Du rosé ???!". Et bien au final, après ce premier apéro estival post-baignade fort agréable, les suivants ainsi que notre petit barbecue végétarien avaient comme point commun... du vin rosé ;)

6. Lire au soleil. Le début de mois a été marqué par ma lecture de la Splendeur de Cavendon puis de sa suite Les femmes de Cavendon (que j'ai beaucoup moins aimé). J'ai commencé le premier tome dans le train pour Paris, l'ai poursuivi et terminé dans différents endroits de la capitale. J'ai commandé le second tome dans la foulée et l'ai lu dans un transat chez moi, sous les arbres. Motivée par les pages englouties et par le plaisir de lire des livres pour le plaisir, j'ai enchaîné avec L'élégance des veuves, lu sur la plage puis j'ai entrepris de lire la série de Gail Carriger Le pensionnat de Mlle Geraldine.

7. Paris. Enfin! Après de multiples reports et rendez-vous manqués, j'ai réussi à retourner à Paris. Malgré quelques déconvenues, ce fut un séjour agréable et sous le soleil alors que sur ma côte bretonne il bruinait: en guise de preuve j'ai cette photo envoyée par A. alors que j'essayais de répondre à son défi-tableaux au Louvre (*soupir* la sexitude d'Oedipe et le Sphinx de Ingres...)

8. "Chasse" pokémon sur la plage. Je n'ai pas de portable apte à avoir l'appli Pokemon go, mais lorsque j'ai su que mon frère l'avait, j'ai voulu voir ce que c'était alors on s'est amusés à aller faire un tour moi, mon frère et ma soeur sur la plage le soir - j'avoue, c'était aussi un prétexte pour une petite virée. Franchement pas une réussite coté pokémon, mais c'était rigolo et on a trouvé de drôle de motifs sur la plage durant cette balade improvisée.

9. Le sauvetage des volatiles. En début de mois, un bébé goéland trouvé au travail et qui a été emmené à la LPO. Quelques jours plus tard, on trouve un pigeon désorienté et assoiffé. On récupère le numéro écrit sur sa patte et je suis les instructions qui sont de le prendre puis de le garder dans une cage quelques jours le temps qu'il se remette, puis de le relâcher. Après plusieurs tentatives, j'arrive enfin à le choper (oui!! j'ai réussi à porter un pigeon, moi qui suis tellement pas à l'aise avec ça) et je le ramène à la maison où il a été chouchouté quelques jours avant de s'envoler à nouveau.

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Et pour la touche réalité, parce qu'il y a aussi des moments où ça va moins bien: un coup de soleil ridicule à cause de la voiture (la trace de l'oeillet de mon soutien-gorge sur une épaule uniquement), une fin de mois très éprouvante émotionnellement sans trop savoir pourquoi (des pleurs quasi quotidien), se sentir seule, une chambre qui ressemble de moins en moins à quelque chose, des cheveux qui m'énervent, essayer des dizaines de maillots de bain sans trouver quelque chose qui me va (et pester sur les tailles - ne peut-on pas avoir de la poitrine et faire un 40-42 ? ne peut-on pas faire partie de ces personnes pour qui les maillots sans bretelles ce n'est pas possible ?)

Posté par ElanorLaBelle à 11:51 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [0]
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mercredi 24 août 2016

Dans mon jardin en Juillet 2016

Avec quasi un mois de retard*, voici les quelques photos du mois de juillet que j'ai réussi à grapiller. Beaucoup sont en fait trop floues (pourquoi ?) du coup je n'ai pas autant de variété que j'aurais pu avoir. Un mois hésitant au niveau du temps, du très beau comme du plutôt mauvais et pas mal de moyen. N'empêche on a eu quelques beaux ciels, beaucoup de verts, encore quelques fleurs, la joie de se mettre pieds-nus et les chatons qui se sont appropriés une partie du jardin.

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*Toujours pas d'ordinateur, mais j'ai enfin récupéré le disque dur, donc mes photos et mes documents."Manque plus" qu'à les trier et les stocker ailleurs pour formater le-dit disque dur (et je suis pas rapide-rapide on va dire ça comme ça)

jeudi 4 août 2016

Le mauvais oeil

La semaine dernière je me suis levée un matin avec une grosse boule au ventre. Ça n'allait pas du tout je sentais que je me désagrégeais de l'intérieur. Je n'arrivais cependant pas à mettre des mots sur mon malaise, je n'avais pas vraiment de raisons de me sentir si mal ce jour-là en particulier. Un trop plein peut être. Oui, mon mois de juillet ne s'est pas déroulé comme prévu. Oui, je me suis sentie particulièrement seule. Oui, je me suis sentie moche et faible plus que de coutume. Oui, je cogite bien trop vis à vis de mon futur proche alors que je ne devrais pas : un futur c'est une construction bien trop soumise à des aléas indépendants de notre volonté, autant vivre et voir. J'avais peut être fait un mauvais rêve la nuit précédente, qui sait, je suis très sensible à ces choses-là. Toujours est-il que durant cette journée je n'ai rien dit à personne. J'ai souri comme j'ai pu, j'ai parlé le plus normalement possible, j'ai essayé de donner le change. Après tout, que dire " je ne me sens pas bien" " qu'est-ce qui ne va pas?" "En fait je sais pas vraiment, je me suis réveillée comme ça et depuis ce matin je suis chiffonnée de l'intérieur"

En rentrant du travail j'ai mis la musique dans ma voiture et à mi-chemin j'ai éclaté en sanglots. J'ai pensé écrire un billet sur ce qui me tracassait en ce moment, sur les potentielles causes: ça s'est avéré être gagnant par le passé. J'ai dessiné, j'ai été prise par le temps et le week-end est passé. Puis est venu ce début de semaine et j'ai pensé fort dès les premières heures à un "est-ce un test pour savoir jusqu'à où je peux tenir?"

Lundi, je me réveille après avoir "rêvé" que l'on me droguait pour me violer. La panique de la réalisation que l'on perd tous ses moyens et qu'on est devenue une proie (fort heureusement mon esprit m'a épargné l'acte). Mon ordinateur refuse de copier des fichiers, pas de virus apparent. Des questions qu'on me pose auxquelles je n'ai pas de réponses.

Mardi, journée de repos, il pleut fort. Après une restauration système, mon ordinateur décide de ne plus se rallumer. Plus d'accès à aucuns fichiers. Pas de billets bilans possibles, mes photos sont dessus. J'y passe l'après-midi, sans succès. En soirée, je vais à un anniversaire. Contre toute attente je gagne la partie de bowling alors que je n'y avais joué qu'une seule fois il y a 15 ans. On enchaine par un laser game qui à l'air fun. Au bout de 5 mn grosse douleur au dos en me relevant. Je quitte la partie, je rentre chez moi deux heures plus tard en évitant de trop me baisser, ça tire encore.

Mercredi, je me lève à six heures du matin, je rampe jusqu'à la cuisine et me retrouve bloquée dans le salon. Mon père m'aide à retourner dans ma chambre, je souffre. Trois heures plus tard, deuxième réveil, je tente de me mettre debout: vertige, nausée, oreilles qui sifflent, sueurs, j'ai l'impression que je vais m'evanouir. Ma mère me regarde "Tu es si blanche!". Attente du médecin, quasi impossibilité de me mouvoir. Lombalgie aigüe, arrêt de travail de 3 jours. Devoir demander aux autres (famille, amis) de prendre le relais. Détester cette sensation d'imposer du boulot en plus à cause d'une faiblesse perso.

Au test de force mentale, j´ai échoué et ai éclaté hier soir, c'est un peu trop pour moi. Reste l'espoir que "l'univers doit me réserver un truc merveilleux pour être aussi vache avec moi"

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Posté par ElanorLaBelle à 08:20 PM - - Un thé, un café, une pâtisserie ? [2]
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dimanche 31 juillet 2016

Beatrix Potter (1866-1943)

Cette semaine on fêtait les 150 ans de la naissance de Beatrix Potter. Si depuis plusieurs mois je n'écris plus dans cette catégorie - faute d'inspiration et faute de temps, je n'aurais jamais manqué ce rendez-vous que j'avais pris depuis le début de ce projet des portraits (avec le calendrier dérivé de son oeuvre au-dessus de ma tête de lit, faire l'impasse aurait été compliqué*)

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Qui ? Une auteur-illustratrice d'histoires mettant en scène des animaux. Beatrix Potter est née le 28 Juillet 1866 à Londres. Elle grandi dans un environnement culturellement et artistiquement riche. Son père est un proche du peintre pré-raphaelite John Everett Millais avec qui il pratique la photographie (Beatrix est d'ailleurs l'un des modèles favori de son père).

Au XIXe siècle, les arts plastiques ont une place dans l'éducation d'une jeune femme aisée. Les talents de Beatrix sont donc encouragés dès son jeune âge. Elle suit des cours de dessin et reproduit les tableaux qu'elle voit dans les grands musées londoniens. Mais son œil se forme également via son observation de la faune et de la flore. Son intérêt pour la nature et l'espace rural a sans doute son origine dans les séjours de la famille Potter à la campagne : elle a visité le sud-ouest du Royaume-Uni(Devon, Dorset) ainsi que le nord du pays (Perthshire, le Lake District). Elle a aussi rendu visite à plusieurs reprises à son oncle et sa tante au Pays de Galles. Ces séjours sont autant d'occasions pour elle de croquer la nature qui l'entoure et de concevoir de nouvelles histoires d'après ses observations.

❝ My brother and I were born in London because my father was a lawyer there. But our descent, our interests and our joy was in the North Country.

Beatrix semble déterminée à disséquer son environnement : elle visite régulièrement le Muséum d'Histoire naturelle, prépare des planches sur les animaux et les plantes, apprend à utiliser un microscope et étudie minutieusement les insectes et les champignons (elle écrit un article en 1897 sur le sujet). Bien qu'ayant une enfance plutôt solitaire du fait notamment de son éducation, elle peut compter sur la complicité qui l'unit à son frère Bertram avec qui elle partage sa passion pour les animaux, la nature et le dessin. Il deviendra plus tard un artiste professionnel et sera un soutien indéfectible.

Elle tient jusqu'à ses trente ans, un journal codé où elle note ses réflexions et ses observations quotidiennes (ce journal sera déchiffré des années après sa mort). Tout en continuant ses expérimentations, elle écrit plusieurs lettres illustrées aux enfants de son ancienne gouvernante. C'est dans l'une d'elle qu'elle évoque Peter Rabbit. En 1902, l'histoire est publiée après plusieurs tentatives malheureuses de l'auteur (son projet a été rejeté par six éditeurs auparavant). En 1905 elle accepte la demande en mariage de son éditeur mais il meurt quelques semaines plus tard. L'année suivante, elle achète une propriété dans le Lake District et s'initie au travail de la ferme. Dans la décennie qui suit, elle produira une à deux histoires par an. En 1913, elle se marie et s'installe définitivement dans le Lake District. Dans les années 20, elle délaissera peu à peu son travail d'auteur-illustratrice à cause de sa vue déclinante mais aussi pour se consacrer à sa ferme et à la conservation du patrimoine naturel, culturel et rural de la région. Elle meurt en décembre 1943. Elle lègue 14 fermes et plus de 1600 hectares à la National Trust.

La rencontre ? Enfant, je ne sais pas exactement à quel âge. Mes parents nous avaient acheté deux histoires illustrées: Sophie Cannetang et Madame Piquedrue.

Pourquoi ? Déjà pour une raison esthétique: je trouve ses dessins particulièrement beaux, j'aime la douceur des couleurs et ce trait à la fois réaliste et poétique. Ensuite parce que les histoires qu'elle raconte me parlent en tant que fille de la campagne. Les situations qu'elle évoque appellent à la fantaisie mais sont aussi encrées dans le réel quitte à être parfois particulièrement cruelles (et c'est d'ailleurs un fait étrange que, malgré le fait que je sois une grande sensible, j'ai toujours énormément apprécié son travail) En fait, je pense que mon admiration pour cet auteur se trouve dans la tendresse évidente qui se dégage de ces petites histoires illustrées. Au fil des années, elle est devenue pour moi un véritable modèle en tant qu'auteur-illustratrice mais aussi en tant que femme.

En savoir plus

✳ Les articles du Victoria & Albert Museum (ma référence pour cette bio) : http://www.vam.ac.uk/page/b/beatrix-potter/ (en)
✳ Beatrix Potter par Linda Lear: http://www.bpotter.com/ (en)
✳ Et bien sûr ses histoires http://www.peterrabbit.com/the-23-original-tales/ (en)

* Finalement, malgré mes gros doutes en décembre, j'aime ce calendrier autant que les précédents.